Faire face à Alfredsson et compagnie

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Changement de programme dans ma série des «12 travaux de Gump».

Après avoir écrit hier que la prochaine épreuve serait d'apprendre à conduire une Zamboni, j'ai reçu une autre invitation que je pouvais difficilement refuser: aller pratiquer avec les hockeyeurs professionnels d'Ottawa qui sont en lock-out.

J'avais envoyé un message texte à John Chabot, l'ancien entraîneur des Olympiques qui dirige leurs séances d'entraînement, plus tôt dans la journée pour lui dire que si jamais il avait besoin d'un gardien de but, j'étais disponible. Quelques minutes plus tard, il me répond: «Viens demain. 10h30 au Sensplex.»

Je pensais aller à l'Hôtel de ville hier matin pour assister au vote du Conseil municipal pour aller de l'avant avec le projet de revitalisation du parc Lansdowne, mais comme il s'agissait d'une formalité, j'ai opté pour aller affronter les tirs des pros.

Lorsque j'étais dans la vingtaine, j'avais déjà participé à une pratique des 67's d'Ottawa pour remplacer un gardien blessé, à l'invitation de Brian Kilrea. Plus tard, quand j'étais dans la trentaine, Claude Julien avait fait appel à mes services dans des circonstances similaires pour un entraînement des Olympiques. Dans les deux cas, je n'avais pas eu l'air trop fou, mais on parlait de juniors.

Maintenant, à 48 ans bien sonnés, j'allais essayer de tenir le coup face au plus haut calibre de hockey possible, des professionnels qui, normalement, auraient amorcé cette semaine le calendrier régulier de la Ligue nationale de hockey.

Plusieurs des meilleurs Sénateurs, comme Jason Spezza et Erik Karlsson, ont pris le chemin de l'Europe, mais il y avait quand même une quinzaine de joueurs sur la glace hier matin, notamment Marc Méthot, Chris Neil, Erik Condra, Colin Greening, Peter Regin, Matt Bradley et Chris Kelly.

Et qui s'est amené sur la patinoire parmi les premiers, alors que j'étais devant le filet à faire quelques exercices d'étirement? Le capitaine lui-même, Daniel Alfredsson!

Après les salutations d'usage, où il m'a indiqué qu'il n'avait pas patiné depuis une dizaine de jours «parce que je serais frustré si je venais quotidiennement», Alfie s'installe juste à l'intérieur de la ligne bleue avec une dizaine de rondelles et il me «réchauffe» en prenant des tirs du poignet, la plupart à la hauteur des épaules. On aurait dit qu'il voulait tester le chroniqueur/cerbère, voir s'il était digne de ses meilleurs lancers.

Il semble bien que j'ai passé le test, parce que pour le reste de la pratique, il ne s'est pas gêné pour décocher des «plombs»!

Outre la vélocité des tirs, la grande différence avec des pros, c'est qu'ils sont capables de décocher leurs tirs sans avertissement. Ou de feinter de lancer pour forcer le gardien à se compromettre avant de passer à un coéquipier qui a une cage béante devant lui. C'est quelque chose que j'ai appris à force de jouer des parties contre des anciens.

Plus de détails dans LeDroit du 11 octobre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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