Les derniers Jeux olympiques d'été, ce haut fonctionnaire à Patrimoine Canada les a vécus à partir des coulisses, en tant que président d'un comité de neuf personnes chargées par l'Agence mondiale antidopage d'observer le processus de contrôle antidopage des athlètes.
Depuis les JO de Sydney en 2000, l'AMA a établi un programme indépendant d'observation qui produit un rapport après les Jeux. Elle prodigue également des conseils sur une base quotidienne pendant ceux-ci, afin de s'assurer que la collecte d'échantillons d'urine et de sang par le Comité international olympique et le comité organisateur local s'effectue selon les règles de l'art.
L'AMA, il faut le spécifier, ne gère pas les tests. Elle est plutôt une organisation internationale indépendante responsable de coordonner et superviser la bataille contre le dopage dans le sport.
«Notre mission sur le terrain, c'était de s'assurer que les procédures antidopages sont bien menées pendant toute la durée des Jeux. C'est un genre de vérification, mais de façon amicale, parce que lorsqu'on observe des choses, on fait rapport la journée même pour que des ajustements puissent être apportés immédiatement. On ne fait pas un rapport après pour dire, 'Ha, ha, on vous a attrapés', c'est plus un partenariat, une seconde paire d'yeux», explique-t-il.
«Mais il n'en demeure pas moins qu'en bout de parcours, on fait un rapport qui dit essentiellement, pour les éléments suivants, voici ce qu'on a observé et voici les recommandations pour l'avenir», a ajouté Bouchard.
Directeur exécutif, Affaires du portefeuille, à Patrimoine Canada, son travail l'avait amené à siéger sur le comité de fondation de l'organisation ainsi qu'un comité d'éducation de l'AMA au cours des dernières années, ce qui explique comment il s'est retrouvé à occuper cette fonction importante à Londres. Il s'agissait d'une première pour lui qui n'avait assisté que pendant quelques jours aux Jeux d'hiver de 2010 à Vancouver.
Bouchard et son équipe, qui comprenait des représentants de plusieurs autres pays, pouvaient visiter chacun un ou deux sites de compétition par jour, et leur laissez-passer procurait un accès que mes collègues qui étaient sur place auraient grandement envié.
«À la fin d'un match ou d'une course, on devait surveiller le chaperon alors qu'il approchait l'athlète (désigné pour le contrôle). Alors inévitablement, tu es proche des surfaces de jeu. Je suis allé au soccer et j'étais au centre du terrain, à 10 pieds de la superficie. Au basket-ball, j'étais à 10 pieds du banc des joueurs. À l'haltérophilie, j'étais dans l'antichambre où ils s'entraînent juste avant de monter sur la surface de compétition. On a accès au vestiaire aussi, au besoin... Et ensuite, quand ils vont au dopage, on reste très près des athlètes, on est carrément avec eux», raconte-t-il.
Plus de détails dans LeDroit du 17 août 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca