Cet été, ce sont plutôt une vingtaine de jeunes de 16 à 18 ans caressant le rêve de faire carrière dans le hockey professionnel qui vont venir à lui afin de participer à une série télévisée intitulée Hit The Ice.
Le tournage des 13 épisodes, qui seront diffusés au Réseau des peuples autochtones (APTN), aura lieu du 22juillet au 5août à l'aréna Duchesnay du secteur Aylmer de Gatineau. La série culminera avec un match hors-concours où des recruteurs de la LHJMQ, de la LHOntario et de la NCAA seront invités.
«Plusieurs de ces jeunes sont en quête d'une première chance de se faire valoir» racontait Chabot, hier.
«Ça fait longtemps que je rêve de faire quelque chose comme ça, pas nécessairement un show de télévision, mais un camp où de bons jeunes joueurs auraient la chance de se faire voir par des dépisteurs. Ça fait cinq ans que j'en parle avec Jason (Brennan, le producteur et réalisateur) et c'est lui qui a fait le gros du travail. Il y a un an, il a dit 'go, on le fait', et maintenant ça se réalise», a ajouté Chabot.
Les joueurs ont été recrutés principalement en mai lors du Championnat canadien de hockey autochtone tenu à Saskatoon, en Saskatchewan, et proviennent de partout au pays. «J'ai visité entre 200 et 250 communautés autochtones au fil des années pour donner des conférences, et il y en a qui viennent d'endroits que je ne connais même pas. Ils sont des passionnés du hockey», souligne Chabot.
«On a un gars de Lac-au-Brochet qui va faire quatreheures de Cessna pour faire ensuite 12heures d'autobus pour arriver ici, d'ajouter Brennan, dont la compagnie Nish Media a pignon sur rue dans le secteur Hull. Donc, tu sais que ce joueur-là n'a pas été vu, même s'il est dans les meilleurs talents de son groupe d'âge.»
Erik Gudbranson assistera
En plus de Chabot, un Algonquin de la réserve Kitiban Zigi près de Maniwaki, Brennan a recruté le défenseur d'Orléans Erik Gudbranson, des Panthers de la Floride, pour agir comme entraîneur adjoint. «Je n'ai pas de sang indien, mais je pense que c'est une bonne opportunité pour moi de m'engager dans un projet intéressant pour montrer à ces jeunes-là le travail qu'il faut faire pour se rendre où je suis maintenant, et pour y demeurer», racontait Gudbranson.
Plus de détails dans LeDroit du 6 juillet 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca