OK, le dur à cuire des Sénateurs n'est pas près d'accrocher ses patins, lui. Il a simplement accepté un titre honorifique d'entraîneur-chef de «l'équipe de rêve» de l'événement «Marchez, roulez et courez», qui aura lieu le 17 juin prochain dans le stationnement de la Place Banque Scotia.
C'est un titre pas mal plus sérieux que celui d'ambassadeur des Sénateurs dans l'Outaouais et l'Est ontarien du collègue Denis Gratton, il va sans dire.
Neil, qui est accompagné dans sa tâche par son épouse Caitlin (la «directrice générale»), se trouvera à parrainer la Dream Team composée d'une dizaine d'enfants qui sont des visiteurs réguliers à la Maison de Roger, le centre de soins palliatifs et pédiatriques voisin du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEEO).
Des enfants comme la petite Éliane Bissonnette, âgée de 17 mois, qui est née avec la myofibromatose infantile. La petite a nécessité de multiples opérations - dont une trachéotomie vu qu'elle ne peut pas avaler - en plus de devoir subir des traitements de chimiothérapie pour traiter les tumeurs qui se trouvent dans son petit corps, m'ont expliqué ses courageux parents, Julie et Michel, de Cumberland.
Pleine de vie malgré ses problèmes de santé, la petite Éliane nécessite des soins 24 heures sur 24, sept jours sur sept, ce qui pourrait évidemment être épuisant pour sa famille.
«Pour nous, la Maison de Roger, c'est un endroit où on peut avoir un répit à l'occasion. On sait qu'elle est entre très bonnes mains quand elle est là. Ce serait lourd d'être toujours à la maison, on se compte très chanceux, très béni que la Maison de Roger soit là», me confiait Julie hier matin lors de la conférence de presse pour annoncer les détails de l'événement.
En opération depuis maintenant six ans, le centre nommé en l'honneur de l'ancien entraîneur adjoint des Sénateurs Roger Neilson se veut un des principaux bénéficiaires des activités de la Fondation des Sénateurs, qui contribue environ 25% (autour d'un million$ cette année) de son budget d'opération.
Neil en est le président honoraire, ayant pris la relève l'an dernier de Mike Fisher après que celui-ci eut été échangé aux Predators de Nashville.
«Pour avoir habité avec Mike (à leurs débuts chez les Sénateurs) et vu tout ce qu'il a apporté à la Maison de Roger au fil des années, je n'ai pas hésité quand on m'a demandé de lui succéder. C'est inspirant de visiter cet endroit et de rencontrer les gens qui le fréquentent sur une base quotidienne, c'est vraiment remarquable. Si les gens y effectuaient une seule visite, ils n'hésiteraient pas ensuite à contribuer de l'argent ou du temps pour aider à son bon fonctionnement», a-t-il raconté, s'attendant à «apprendre plus» de ses ouailles qu'eux de lui lors des courses non compétitives.
Sensibles à la cause
Parents de trois enfants âgés de cinq ans, deux ans et six mois, les Neil sont particulièrement sensibles à la cause.
«En tant que parents de trois enfants en santé, l'idée de perdre l'un d'eux est tout simplement inconcevable. Les mots pédiatrique et palliatif ne devraient jamais être utilisés dans la même phrase, mais malheureusement, c'est une réalité. Notre communauté est véritablement privilégiée de pouvoir compter sur un établissement comme la Maison de Roger pour appuyer ces enfants courageux et leurs familles», mentionnait Caitlin Neil.
«Vous espérez qu'un endroit comme ça reste vide, mais la réalité est toute autre», renchérissait le numéro 25 des Sénateurs.