La veille encore, celui qui avait tenté en vain de se faire élire dans Ottawa-Orléans aux dernières élections fédérales sollicitait toujours les membres du parti afin d'obtenir le nombre de signatures nécessaires pour se qualifier. Hier, il a remis les 300 appuis nécessaires aux instances du PLC et doit ce matin présenter un chèque de 75 000 $ au PLC, soit la somme requise pour entrer officiellement dans la course.
Il a été impossible de savoir si M. Bertschi avait dû contracter un prêt pour y parvenir, ou si les dons de ses partisans ont suffi. La plupart des candidats, exception faite de Justin Trudeau, ont eu à financer personnellement leur campagne ou encore à emprunter de l'argent à un proche ou à une institution bancaire.
Quoi qu'il en soit, la partie n'est pas gagnée d'avance pour le candidat ottavien. Plusieurs candidats potentiels beaucoup plus connus que lui ont déjà renoncé à se lancer dans la course, en raison de la candidature de Justin Trudeau. Et l'appui dont il bénéficie pour l'instant est tiède, tout au mieux.
Mais il reste encore quelques mois avant le choix du prochain chef du PLC, et les partisans libéraux auront l'occasion d'apprendre à mieux connaître David Bertschi au cours des prochaines semaines, a assuré hier son directeur des communications.
«Il va y avoir les débats officiels, et M. Bertschi va également entreprendre une tournée qui va le mener dans chaque province, de Victoria à Terre-Neuve, en passant possiblement par le Nord», a indiqué Léo Bourdon. «Les libéraux savent qui est David Bertschi.»
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