Selon le bâtonnier Nicolas Plourde, il est aussi souhaitable qu'il y ait autant de femmes que d'hommes au sein de la Cour, afin qu'elle reflète la société.
M. Plourde a jugé nécessaire de réaffirmer ces principes chers au Québec et à son Barreau, devant la Cour suprême réunie au grand complet, et cela, en présence du ministre fédéral de la Justice Rob Nicholson.
Il a ainsi mis le doigt sur les critiques qui ont accompagné les deux dernières nominations à la Cour suprême et décochait du coup une flèche au gouvernement fédéral qui en est responsable.
Il visait d'abord la nomination du juge unilingue anglophone Michael Moldaver en 2011. Et, plus récemment, celle du juge Wagner, qui en remplaçant la juge Marie Deschamps, a creusé le déséquilibre homme-femme au plus haut tribunal du pays.
Le bâtonnier s'est toutefois empressé de souligner que Richard Wagner, bilingue, possède toutes les qualités requises pour être juge. Sauf celle d'être une femme, a-t-il ajouté à la blague.
Le gouvernement conservateur s'est objecté jusqu'à maintenant à s'engager à nommer uniquement des juges bilingues, se contentant de dire que cela faisait partie des qualités recherchées.
Lundi, le ministre Rob Nicholson a répété que le banc est composé de juges très qualifiés qui font un excellent travail, tout en accommodant ceux qui se présentent devant eux dans les deux langues officielles.
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