Des citoyens accusent la CCN d'«incompétence crasse»

Jean-Paul Murray, du comité pour la protection du... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

Agrandir

Jean-Paul Murray, du comité pour la protection du parc de la Gatineau

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Philippe Orfali
Le Droit

Un groupe de citoyens accuse la Commission de la capitale nationale (CCN) et la municipalité de Chelsea de faire fi de leurs obligations en permettant la construction de deux nouvelles demeures sur les berges du lac Meech, en plein coeur du parc de la Gatineau.

Le Comité pour la protection du parc de la Gatineau (CPPG) soutient que les élus de Chelsea «ferment les yeux» sur la destruction d'espaces naturels dans le seul but de bénéficier des importantes retombées foncières de ces nouvelles constructions.

Le porte-parole du CPPG, Jean-Paul Murray, accuse du même coup la CCN de ne pas faire suffisamment pour précéder à l'acquisition des deux terrains, qui sont détenus par des particuliers. «C'est de l'incompétence crasse de la CCN, charge M.Murray. (En n'achetant pas immédiatement les terrains), on taxe les générations futures en gonflant le prix des acquisitions, avec les années.»

«La CCN a comme directive du gouvernement fédéral d'acquérir (les terrains privés), et y permettre la construction d'une nouvelle résidence équivaut à une spéculation foncière dont tous les contribuables devront faire les frais», dit-il.

La députée de Hull-Aylmer, Nycole Turmel, juge regrettable qu'on bâtit de nouveaux édifices dans le parc.

Elle planche d'ailleurs actuellement sur un projet de loi qui viserait à protéger davantage le seul parc du gouvernement fédéral à ne pas être classé parc national.

Mais elle souligne que les propriétaires ne commettent rien d'illégal en agissant de la sorte.

«Ce sont des terrains privés, dit-elle. C'est l'intention de mon projet de loi de protéger (les rives) des lacs du parc de la Gatineau, dans l'intention que la CCN rachète de plus en plus de terrains à l'intérieur du parc.»

Le projet de loi de MmeTurmel devrait être déposé au printemps 2013.

La CCN se défend

Du côté de la CCN, on affirme que le nombre de propriétés privées dans le parc de la Gatineau est passé de 405 à 370 depuis 2008, l'espace détenu par des propriétaires autres que la CCN ayant diminué de 600 à 442 hectares.

Dans le cas des deux terrains, situés au 747 et au 777, chemin du Lac-Meech, une transaction a eu lieu entre membres de la même famille, au cours des dernières années. Les terrains ne se sont jamais retrouvés sur le marché, et les propriétaires n'avaient pas l'obligation d'informer la CCN d'une transaction imminente.

Les ventes de terrains se font par consentement mutuel, au prix du marché, et non par expropriation, souligne-t-on à la CCN.

Plus de détails dans LeDroit du 4 juin ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer