La ministre fédérale n'a pas voulu fixer de date butoir pour laquelle elle irait de l'avant avec cette loi, se contentant de spécifier que ce serait lorsque «nécessaire». Elle a cependant laissé entendre que cela pourrait survenir dès lundi, quand les travaux de la Chambre des communes reprendront.
À long terme, une telle grève pourrait coûter pas moins de 500 millions $ à l'économie canadienne, a soutenu Mme Raitt. La ministre a admis que les employés avaient bien le droit de faire la grève, mais elle a ajouté que l'économie devait également être pris en compte dans l'équation.
Le Canadien Pacifique a suspendu son service des marchandises à travers le pays, mais les trains de passagers de plusieurs grandes villes qui utilisent le réseau du transporteur ferroviaire fonctionnent normalement malgré la grève.
Les travailleurs, représentés par la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC), ont commencé à débrayer juste après minuit, les deux parties n'ayant pu s'entendre sur une nouvelle convention collective malgré la poursuite des discussions jusqu'à la dernière minute.
Tant le syndicat que le porte-parole du CP, Ed Greenberg, ont indiqué que les négociations se poursuivraient mercredi.
Les deux parties sont près d'un accord, a pour sa part assuré Mme Raitt.
Les principaux points de mésentente touchent les régimes de retraite, certaines règles de travail et la gestion de la fatigue, a précisé le vice-président des Teamsters Doug Finnson.
Les deux parties ont rencontré Mme Raitt, mardi matin et les négociations se sont poursuivies tout au long de la journée.
Selon M. Finnson, les membres du syndicat sont conscients de l'importance des enjeux et le syndicat n'a pas l'intention de quitter la table de négociations.
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