Compressions en santé mentale: «une disgrâce», critique le NPD

Une étude estime qu'environ 3000 soldats ayant servi... (Photo: Martin Tremblay, archives La Presse)

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Une étude estime qu'environ 3000 soldats ayant servi en Afghanistan risquaient de souffrir d'une forme grave de stress post-traumatique et que 6500 pourraient avoir des problèmes de santé mentale.

Photo: Martin Tremblay, archives La Presse

Philippe Orfali
Le Droit

Si le gouvernement qualifie de priorité les problèmes de santé mentale dont souffrent de nombreux soldats revenant de l'Afghanistan, la Défense nationale s'apprête néanmoins à sabrer dans son personnel médical, notamment dans l'équipe chargée de suivre les victimes de stress post-traumatique, soutiennent les syndicats et l'opposition.

Résultat des compressions annoncées dans le plus récent budget, la section de la santé des militaires en déploiement fermera au cours des prochains mois. Huit autres postes de professionnels de la santé seront abolis, y compris ceux des chercheurs qui analysaient des questions de santé mentale comme la dépression, le syndrome de stress post-traumatique et le suicide. Des emplois d'épidémiologistes sont aussi touchés.

À Ottawa, une clinique ouverte en 2010 pour traiter une soixantaine de soldats de Petawawa souffrant de problèmes psychologiques fermera aussi ses portes le 1er juillet. La Défense soutient qu'elle veut éviter aux militaires d'avoir à voyager pour consulter un psychologue, mais reconnaît qu'elle peine à recruter des professionnels disposés à s'établir sur la base militaire située à 160 kilomètres au nord-ouest d'Ottawa.

Des responsables du ministère de la Défense ont affirmé qu'aucune décision finale n'avait été prise à ce propos. Ils soutiennent avoir plutôt décidé d'accroître le nombre d'employés de première ligne pour aider les soldats d'active et les vétérans.

L'annonce de la fermeture de la clinique d'Ottawa et de la section survient alors qu'un rapport parlementaire révélait cette semaine que le nombre de suicides dans les Forces canadiennes a augmenté l'an dernier. Vingt militaires se sont enlevé la vie en 2011, soit 19 hommes et une femme, contre douze l'année précédente.

Plus de détails dans LeDroit du 4 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

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