Catapultée dans Argenteuil-Papineau-Mirabel le 2 mai, sans campagne, sans pancartes et sans avoir visité la circonscription depuis des lustres, la Franco-Ontarienne, aujourd'hui âgée de 23 ans, ne connaissait pas grand-chose de «son» comté, lorsqu'elle y a été élue.
Mylène Freeman voulait faire de la politique... un jour. Elle s'est plutôt retrouvée à Ottawa avant même d'avoir pu participer à sa remise de diplôme de l'Université McGill. Aujourd'hui, elle ne changerait pour rien ce qui lui est arrivé. «C'est une job que j'adore. Évidemment, il y a eu une adaptation. Il n'y a pas de manuel pour nous apprendre à être députés.»
La préfète de la Municipalité régionale de comté de Papineau avait émis quelques doutes, après le 2 mai, sur les compétences de Mme Freeman. Aujourd'hui, les inquiétudes de Mme Lalande se sont dissipées. «C'est sûr qu'en comparaison avec M. Laframboise... M. Laframboise avait été préfet de la MRC, maire d'une municipalité locale. Mais on vit avec ce que l'on a, et un an après son élection, on peut dire qu'elle nous représente bien», lance Mme Lalande.
«Elle ne connaissait même pas la région, il y a un an. Aujourd'hui c'est devenu une très bonne députée, très présente. Les résultats de son travail on ne les voit peut-être pas tout de suite, car elle est dans l'opposition, mais on sait qu'elle défend nos dossiers, comme ceux du Parc industriel de Thurso ou d'Internet haute vitesse. C'est une femme brillante et on est heureux de l'avoir.»
Mylène Freeman est catégorique, elle sera candidate dans sa circonscription aux prochaines élections fédérales.
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