Les troupes de Tim Hudak disent être confrontées à «des choix difficiles» pour éliminer au plus vite un déficit de 11,9 milliards $ et relancer l'économie de la province. Leurs promesses sont calquées presque mot pour mot du rapport sur l'assainissement des finances publiques de l'économiste de renom Don Drummond, déposé l'an dernier.
«Les emplois les mieux payés et les plus importants pour notre croissance économique requièrent une éducation postsecondaire en sciences, en technologie et en mathématiques. Notre système d'éducation doit se concentrer sur ces aptitudes», a déclaré M. Hudak, jeudi. «Ça veut dire qu'il faut améliorer notre système d'éducation de manière à ce qu'il reconnaisse que les meilleures décisions sont celles des intervenants les plus près de nos écoles, comme les directeurs et les enseignants».
S'ils remportent les prochaines élections, possiblement ce printemps, les progressistes-conservateurs promettent aussi d'éliminer les surintendants de l'éducation dans tous les conseils scolaires, pour donner plus de pouvoirs aux directions des écoles.
M. Hudak reproche au gouvernement libéral de Dalton McGuinty d'avoir haussé ses dépenses en éducation de 8,5 milliards $ depuis 10 ans alors que le nombre d'élèves a chuté de 250000 au cours de la même période. «Ce n'est pas acceptable ni abordable», a-t-il dénoncé, en marge du dépôt d'un "livre blanc" sur l'éducation.
Don Drummond avait conclu, l'an dernier, qu'en dépit des «avantages socioéconomiques considérables et durables» de l'éducation de la petite enfance, un programme de maternelle à temps plein de l'ordre de 1,5 milliard $ par année était tout simplement «trop coûteux étant donné le climat financier actuel». Le programme serait toutefois maintenu dans les écoles où il est déjà implanté, comme les écoles francophones, a précisé l'opposition officielle à Queen's Park.
De passage à Ottawa, en début de semaine, M. Hudak a aussi fait valoir que les activités parascolaires devraient faire partie de la description de tâches des enseignants pour éviter que les syndicats ne les utilisent comme des moyens de pression lorsque les négociations contractuelles tournent au vinaigre.
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