Le chef de l'opposition à Queen's Park a comparé le gouvernement libéral de Dalton McGuinty à un acheteur compulsif qui défonce la limite de sa carte de crédit, hier soir, lors d'une présentation de son remède pour l'économie de la province devant une centaine de partisans à Ottawa.
S'il remporte les prochaines élections, possiblement ce printemps, M.Hudak promet de diriger un gouvernement «minceur» qui donnera les coudées franches à l'entreprise privée. «Le gouvernement (libéral) a ignoré ce lien fondamental entre un secteur privé fort et vigoureux et sa capacité de payer pour toutes ses nouvelles dépenses. Nos bons services publics dépendent des impôts du secteur privé», a-t-il déclaré.
Les dépenses des deux tiers des ministères de la province ont continué de croître, l'an dernier, alors qu'il manquait plus de 14 milliards$ pour boucler les budgets de l'État, a déploré M.Hudak. Les dépenses dans le domaine de l'éducation ont augmenté pour une neuvième année consécutive alors que les écoles ontariennes comptent de moins en moins d'élèves, a-t-il signalé.
«L'Ontario a perdu 300000 emplois dans le secteur manufacturier depuis neuf ans. De bons emplois pour la classe moyenne. Mais voilà qui est intéressant. Regardez nos pertes d'emplois dans le secteur manufacturier et regardez le nombre de nouveaux emplois dans la fonction publique. Il y en a 300000 de plus. Si le gouvernement est la seule industrie qui croît, nous sommes dans un sérieux pétrin», a lancé M.Hudak.
Un gouvernement progressiste-conservateur à Queen's Park se concentrerait sur le retour à l'équilibre budgétaire, sur la santé et sur l'éducation. Il laisserait la vente de bières, vins et spiritueux au secteur privé, a scandé le chef de l'opposition, chaudement applaudi par ses partisans à qui il s'est adressé brièvement en français.
Le clan Hudak donnerait aussi aux travailleurs le choix de s'affilier ou non à un syndicat. La province est passée d'une main-d'oeuvre compétitive à une «paralysie syndicale», a soutenu le député de Niagara-Ouest Glanbrook. C'est particulièrement vrai dans la fonction publique, à son avis.
«Les syndicats de la fonction publique ont appuyé le gouvernement lors des dernières campagnes électorales. En retour, le gouvernement leur a donné tout ce qu'ils voulaient lors des négociations contractuelles. C'était une relation mutuellement bénéfique du genre: «je te gratte le dos et tu grattes le mien». Or, ce n'était pas abordable. Et il n'y a plus d'argent», a fait valoir M.Hudak.
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