Réduire la pauvreté est «la chose la plus importante que nous pouvons faire», a lancé M.?Murray, d'emblée. Le gouvernement libéral doit s'attaquer à la pauvreté - et tous les enjeux sociaux - par la racine, selon lui. L'État doit accorder un plus grand rôle aux organismes sans but lucratif et fermer la porte aux privatisations, a-t-il martelé devant environ 150 militants.
«Il faut être plus ambitieux», a exhorté pour sa part le candidat Gerard Kennedy, suggérant de viser une réduction de la liste des bénéficiaires de l'aide sociale de 8% à 10%. «Chaque réduction de 2% nous permet de réduire les dépenses de l'État de 200 millions$».
Kathleen Wynne avait dévoilé, quelques heures plus tôt, sa stratégie pour «briser le cycle de la pauvreté», dans laquelle la députée de Don-Valley-Ouest propose de créer plus d'opportunités d'emplois pour les jeunes défavorisés.
Le candidat Harinder Takhar, d'origine indienne, a identifié le besoin de reconnaître plus facilement les compétences et l'expérience des nouveaux arrivants, afin qu'ils contribuent à leur juste valeur à la société ontarienne. «Nous manquons de médecins. Ça n'a pas de sens que des médecins immigrants conduisent des taxis», a déploré l'élu de Mississauga-Erindale.
La candidate Sandra Pupatello, clairement la favorite de l'auditoire, a proposé d'aider les «pauvres sur le marché du travail» à se trouver de meilleurs emplois.
Les questions sur l'énergie n'ont pas suscité de grands échanges, sinon quelques mea culpa de la part des candidats admettant les ratées du virage vert de leur gouvernement. «Nous n'avions simplement pas le bon plan de rechange», a résumé Glen Murray, faisant allusion à l'énergie éolienne et solaire, qui ont fait monter en flèche les tarifs d'électricité. Seul le candidat Takhar a détonné du reste de la bande lorsqu'il a déclaré que l'Ontario «n'a pas besoin de plus d'énergie», car elle vend déjà ses surplus à rabais à d'autres provinces.
Plus de détails dans l'édition du Droit du 19 décembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca