Cette loi spéciale du gouvernement libéral de Dalton McGuinty visant à geler le salaire des enseignants et suspendre leur droit de grève durant deux ans a franchi le cap de la troisième et dernière lecture, mardi midi, avec l'appui des progressistes-conservateurs de Tim Hudak.
Les néo-démocrates d'Andrea Horwath se sont opposés en bloc.
Le lieutenant-gouverneur David C. Onley devrait donner la sanction royale au document d'ici la fin de la journée.
Le clan McGuinty a imposé le bâillon aux députés dans le but de faire adopter le plus rapidement possible sa loi spéciale forçant les enseignants à accepter de nouveaux contrats de travail.
La loi spéciale, ou loi 115, sera rétroactive. Elle annulera toutes les hausses des salaires et tous les avantages sociaux versés aux enseignants à la reconduction automatique de leurs anciens contrats de travail, le 1er septembre. Cette mesure permettrait à la province d'économiser 2,2 milliards $ sur deux ans, selon le gouvernement.
Des enseignants anglophones ont laissé de côté leurs activités parascolaires pour une journée, en guise de protestation. Certains ont revêtu un brassard noir en classe pour signaler leur opposition à loi spéciale.
Les deux syndicats des enseignants des écoles publiques anglophones et le syndicat des employés de soutien des conseils scolaires ont promis de contester la loi spéciale devant les tribunaux. Ils ont l'appui de l'Association canadienne des libertés civiles (ACLC).
Les enseignants francophones et ceux des écoles catholiques anglophones ont ratifié des ententes de principe directement avec le gouvernement, cet été. Certains conseils scolaires catholiques anglophones ont accepté d'honorer ces ententes. Choqués d'avoir été «écartés du processus de négociation», les conseils scolaires francophones refusent de signer la paix syndicale avec leurs employés.
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