«Allons-nous, année après année, devoir indemniser des citoyens?»

Stéphanie Vallée a expliqué, jeudi, le récent décret... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Stéphanie Vallée a expliqué, jeudi, le récent décret de son gouvernement sur les indemnisations offertes aux sinistrés des récentes inondations.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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La ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, s'est portée à la défense du nouveau décret du gouvernement, jeudi, qui pourrait forcer bon nombre de sinistrés de Gatineau à abandonner pour de bon leur maison inondée lors des crues printanières.

Le décret ministériel publié la veille de la Saint-Jean-Baptiste précise que les résidences situées dans les zones de grand courant (0-20 ans) dont les travaux de rénovation seront évalués à plus de 50 % de la valeur au rôle d'évaluation foncière seront déclarées « perte totale » par les experts du gouvernement. Ces sinistrés se verront refuser la possibilité de rénover et devront déménager. 

« Il faut comprendre que le coût des inondations sera absorbé par l'ensemble des citoyens du Québec, a indiqué la ministre Vallée. Il y a cette question très préoccupante de vouloir éviter que des citoyens soient replacés dans des situations comme celles qu'ils viennent de vivre. Il faut avoir une vision globale. Allons-nous, année après année, devoir indemniser des citoyens pour des dommages causés à des immeubles qui sont installés dans des zones identifiées comme étant à risque ? »

M. Vallée affirme avoir de la compassion pour les sinistrés, mais elle rappelle du même souffle que le gouvernement a considérablement bonifié les indemnités qui seront versées aux victimes des inondations. La ministre ajoute que les municipalités pourront demander une dérogation au gouvernement dans le cas où la valeur des travaux à faire ne dépasse pas 65 % de la valeur foncière de la maison.

Mardi matin, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, disait s'inquiéter de la longueur de ce processus mis en place par le gouvernement. Il affirmait être dans l'attente de précision de la part du gouvernement.

« Je suis choqué »

Le conseiller Marc Carrière qui milite vivement pour permettre la reconstruction dans les zones 0-20 ans a sursauté en prenant connaissance des propos de la ministre Vallée. « Je suis choqué, lance-t-il. Le Parti libéral du Québec vivra avec les conséquences de ses décisions. Le gouvernement ne peut pas laisser ces sinistrés à l'abandon. »

Le Québec doit se servir des récentes inondations pour développer de nouvelles normes de construction en zone inondable, souhaite M. Carrière. « Ça se fait partout ailleurs dans le monde, dit-il. Le Centre national de recherche du Canada (CNRC) pourrait venir nous aider dans l'élaboration de ces nouvelles normes. C'est trop facile de dire que ce n'est pas faisable. La Ville de Gatineau doit jouer un rôle de leader dans ce domaine. »




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