Une «union sacrée»

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard... (Jacques Boissinot, Archives PC)

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

Jacques Boissinot, Archives PC

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La Presse Canadienne

QUÉBEC - Tous les acteurs de la société québécoise doivent se serrer les coudes et former une « union sacrée » face à une nouvelle crise du bois d'oeuvre, a déclaré le premier ministre Philippe Couillard, mardi, lors d'une rencontre à l'Assemblée nationale.

L'Union sacrée fait référence au mouvement de rapprochement politique qui a soudé les Français de toutes tendances politiques et religieuses lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Le chef du gouvernement était entouré, mardi, de représentants du monde des affaires, du secteur agricole, du milieu syndical et artistique, ainsi que de plusieurs ministres de son cabinet. Il les avait conviés à une table ronde - une première aussi élargie - afin de faire le point sur les relations commerciales entre le Québec et les États-Unis.

Mais un thème s'est rapidement imposé : la décision du gouvernement américain, lundi, de frapper l'industrie forestière canadienne d'un droit préliminaire antidumping de 6,87 %, qui s'ajoute à un droit compensatoire de 19,88 %.

S'adressant aux participants, M. Couillard a plaidé pour que tous accentuent le dialogue avec leurs vis-à-vis respectifs, afin de faire la « promotion des marchés ouverts ».

Les ministres du gouvernement ont déjà effectué 19 missions aux États-Unis depuis janvier, a-t-il ajouté.

La ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a affirmé ne pas s'inquiéter outre mesure de possibles pertes d'emplois dans le secteur forestier, mais a précisé qu'une vingtaine d'entreprises étaient en discussions « actives » avec le gouvernement afin d'obtenir une forme d'aide. L'industrie forestière estime qu'elle devra verser quelque 300 millions $ en droits compensatoires et antidumping d'ici un an, des sommes qu'elle ne pourra investir dans l'économie québécoise.

Les droits compensatoires visent à contrebalancer ce que les États-Unis considèrent comme des subventions illégales au Canada alors que les tarifs antidumping constituent une réplique à des prix de vente qui seraient inférieurs à ceux du marché.

Le Conference Board du Canada dit que les droits compensatoires américains coûteront 1,7 milliard $ en un an aux producteurs canadiens et la perte de 2200 emplois.




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