Le PQ veut Charest et Bibeau en commission parlementaire

L'organisateur politique Pierre Bibeau (à gauche) félicite Jean... (Archives, La Presse)

Agrandir

L'organisateur politique Pierre Bibeau (à gauche) félicite Jean Charest après la victoire libérale d'avril 2003.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Caroline Plante
La Presse Canadienne
Québec

Le chef du Parti québécois a demandé mardi que l'ancien premier ministre Jean Charest et son ami Marc Bibeau soient convoqués en commission parlementaire, afin de faire toute la lumière sur les questions de financement illégal au Parti libéral du Québec.

Jean-François Lisée a dit que selon lui, les policiers qui enquêtent sur ces questions depuis plusieurs années se sentent «extrêmement frustrés» de ne jamais «aboutir à la tête du réseau».

Selon TVA et le Journal de Montréal, MM. Charest et Bibeau auraient été ciblés par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) dans le cadre d'une vaste enquête criminelle.

L'enquête chercherait à savoir si des firmes de génie et de construction auraient contribué généreusement au Parti libéral, entre 2003 et 2013, en retour de contrats et de subventions du gouvernement Charest.

D'après les documents obtenus par les médias de Québecor, les renseignements personnels, bancaires ainsi que les déplacements de M. Charest auraient été passés au peigne fin par les enquêteurs de l'UPAC jusqu'à tout récemment, en 2016.

Aucune accusation n'a été portée contre les deux hommes. L'enquête, qui porte le nom de «Mâchurer», pourrait être encore active.

Pour sa part, l'ancien policier et député libéral Robert Poëti a émis des doutes quant à l'intégrité de l'enquête de l'UPAC. En mêlée de presse, mardi, M. Poëti a dit que les détails étalés sur la place publique faisaient en sorte que celle-ci était maintenant «compromise».

La Coalition avenir Québec a réclamé que le gouvernement fasse la lumière sur la situation, en rendant publics, notamment, tous les baux et contrats liant le gouvernement du Québec à M. Bibeau.

Pour l'instant, ni l'UPAC ni les personnes visées par les allégations n'ont réagi.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer