La ministre Vallée va renforcer le projet de loi 62

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée... (Jacques Boissinot, Archives La Presse canadienne)

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La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée

Jacques Boissinot, Archives La Presse canadienne

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Michel Dolbec
La Presse Canadienne
Paris

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, va renforcer le projet de la loi sur la neutralité de l'État, mais le gouvernement ne changera pas de cap.

« Suite aux auditions, la ministre va faire des propositions pour donner plus de force au projet de loi », mais « il va être adopté » et « nos orientations ne changeront pas », a prévenu le premier ministre Philippe Couillard aujourd'hui à Paris, où il rencontrait le président François Hollande.

Le projet de loi 62 soulève des réserves chez des députés libéraux, qui demandent que le gouvernement soit plus ferme sur le port du tchador, de la burqa ou du niqab.

M. Couillard assure que le parti gouvernemental « travaille de façon très unie » avec la ministre, mais campe sur ses positions : « nos orientations ne changeront pas, c'est-à-dire qu'on est pour l'encadrement des accommodements religieux et le visage découvert pour la prestation et la réception des services publics ».

Selon le premier ministre, la position du gouvernement est « la bonne, parce qu'elle est équilibrée et qu'elle correspond à ce qui est nécessaire ».

« L'égalité entre les hommes et les femmes signifie aussi la liberté élémentaire des femmes de s'habiller comme elles veulent », a martelé M. Couillard.

« Certains disent : "Est-ce que c'est un choix toujours éclairé ?" Qui sommes-nous pour dire pour cette femme ça l'est, pour cette autre ça ne l'est pas ? », a-t-il demandé.

Rencontre avec Hollande

Le premier ministre Couillard a fait cette déclaration dans la cour du Palais de l'Élysée, où il venait d'être reçu par le président Hollande, en vue du 16e Sommet de la Francophonie, qui se tient dans les prochains jours à Madagascar.

Flanqué de la Garde républicaine, le chef de l'État français a accueilli le chef du gouvernement québécois sur le parvis de l'Élysée, puis l'a raccompagné au terme de leur entretien d'un peu plus d'une demi-heure.

Dans un bref point de presse dans la cour du palais, M Couillard a évoqué une « conversation très cordiale et très ouverte », où la Francophonie et le rayonnement de la langue française ont comme prévu occupé une bonne place.

Le Québec présentera à Antananarivo une résolution appelant à combattre et à prévenir la radicalisation menant à la violence. Selon le premier ministre, cette résolution « suscite beaucoup d'intérêt et tout le monde veut y travailler ensemble parce que chacun a ses modèles ».

« On va voir comment on peut profiter des meilleures idées, a-t-il poursuivi. Le centre de prévention que nous avons établi à Montréal soulève beaucoup d'intérêt, mais il y a d'autres exemples dans le monde et qui sont intéressants. »

Pendant leur entretien, MM. Hollande et Couillard ont aussi évoqué l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Europe et les « nouveaux territoires » de coopération entre la France et le Québec, comme le numérique.

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