Le ministre Coiteux est surpris

«J'ai été très surpris et c'est pour ça... (Yan Doublet, Le Soleil)

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«J'ai été très surpris et c'est pour ça qu'on fait des vérifications», a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

Yan Doublet, Le Soleil

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La Presse Canadienne

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a exprimé sa surprise et sa préoccupation en apprenant que la police a surveillé les appels téléphoniques d'un journaliste.

M. Coiteux a entamé des vérifications pour établir si les procédures ont été respectées par le Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Dans un point de presse, en marge d'un événement sur la radicalisation, M. Coiteux s'est toutefois défendu de s'immiscer dans les enquêtes policières.

Sans écarter la possibilité de changer les lois si la situation l'exigeait, M. Coiteux a reconnu l'importance de protéger les sources journalistiques dans la société.

M. Coiteux a invité le quotidien La Presse à envisager la possibilité de recours légaux. « J'ai été très surpris et c'est pour ça qu'on fait des vérifications », a-t-il dit.

Pour sa part, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) demande au ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, de lancer une enquête publique sur l'octroi des mandats de surveillance concernant les journalistes. Elle estime que les juges qui ont octroyé les mandats « ont commis un affront direct à la liberté de presse » et qu'ils « ont failli à leur devoir de protéger les libertés publiques ».

Le lanceur d'alerte américain Edward Snowden, qui a mis au jour la surveillance de masse aux États-Unis par la National Security Agency, a aussi dénoncé l'affaire sur Twitter. « Vous êtes un journaliste ? La police qui vous espionne pour identifier spécifiquement vos sources n'est pas hypothétique. Voyez cette histoire aujourd'hui », a-t-il écrit en relayant une capture d'écran d'un article du quotidien The Gazette.

Par communiqué de presse, la Cour du Québec a tenu à défendre le travail de ses juges de paix, précisant qu'ils sont « à la fine pointe de la loi et de la jurisprudence, notamment en matière de perquisition visant les médias vu l'importance de la liberté de presse ». Et qu'ils bénéficient de la « liberté de décider sans crainte d'ingérence, de contrôle ou d'influence de la part de qui que ce soit ».

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