«C'est troublant», dit Stéphanie Vallée

Stéphanie Vallée affirme que deux enjeux s'entremêlent dans... (Martin Roy, LeDroit)

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Stéphanie Vallée affirme que deux enjeux s'entremêlent dans cette histoire, soit la liberté de presse et l'indépendance judiciaire.

Martin Roy, LeDroit

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« C'est extrêmement troublant. » Voilà comment a réagi la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, en prenant connaissance dans La Presse + de l'espionnage réalisé à l'endroit du chroniqueur Patrick Lagacé.

En entrevue avec LeDroit en marge d'une conférence de presse tenue à Gatineau lundi matin, la ministre Vallée a indiqué avoir demandé plus de détails sur ce dossier.

« La demande qu'on a formulée pour obtenir plus d'informations nous amènera à voir, le cas échéant, s'il y a des gestes à poser pour la suite des choses, mais pour le moment, je ne peux pas vous dire, aujourd'hui à 11 h, que c'est tel ou tel truc, ou tel geste qui sera posé. »

En après-midi, la ministre a indiqué avoir obtenu « de l'information supplémentaire », sans en dévoiler les détails, et affirme que la quête d'informations se poursuit.

« L'information, pour le moment, ne me permet pas de dire qu'une mesure législative est nécessaire », a-t-elle mentionné.

Stéphanie Vallée affirme que deux enjeux s'entremêlent dans cette histoire.

« Il y a la liberté de presse, et je pense que tout le monde reconnaît le rôle et l'importance de la liberté de presse dans une société libre et démocratique, et pour moi, ça, c'est extrêmement important. [...] On a l'indépendance judiciaire aussi, qui est aussi à la base d'une société libre et démocratique. Je vous avoue que pour ce qui est des fins détails de ce dossier-là, on a demandé des vérifications additionnelles pour avoir un portrait plus global de cette question-là. On est préoccupé, mais on doit respecter aussi l'indépendance judiciaire, alors c'est difficile pour moi de commenter un dossier qui est pendant devant les tribunaux, mais je suis quand même préoccupée par ce que j'ai pu lire ce matin. »

La protection des sources, a-t-elle réitéré, est « à la base d'une société libre et démocratique ». « La liberté de presse est nécessaire, il faut permettre aux journalistes d'informer la population. Si on n'est pas en mesure de le faire, je pense qu'on porte atteinte, quand même, à un enjeu important dans une société comme la nôtre. »

En ce qui concerne la particularité des demandes de mandats visant des membres des médias, la ministre Vallée n'a pas voulu s'avancer pour dire si elles devraient être traitées d'une manière différente, comme c'est le cas lorsqu'un dossier aboutit entre les mains du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

« Je sais qu'il existe déjà des directives au DPCP, maintenant, dans certains cas, ce ne sont pas tous les mandats qui vont demander l'intervention du procureur du DPCP. Je sais que les membres de la magistrature ont des formations particulières pour justement répondre à ce type de dossiers où on interpelle, où on demande une perquisition et que la personne visée est un membre des médias, ça existe déjà. »

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