L'élection de Lisée est une opportunité de rapprochement, croit Carbonneau

Claudette Carbonneau est la présidente des OUI Québec.... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Claudette Carbonneau est la présidente des OUI Québec.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

L'élection de Jean-François Lisée à la tête du Parti québécois a certes changé la donne, en repoussant l'éventualité de la tenue d'un référendum sur la souveraineté, mais la présidente des OUI Québec, Claudette Carbonneau, y voit une occasion à saisir pour d'autres rapprochements.

Au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne, Mme Carbonneau, qui préside depuis plus d'un an les Organisations unies pour l'indépendance (OUI Québec), a dit vouloir profiter du contexte pour favoriser la convergence des forces souverainistes sur d'autres thèmes que les modalités d'accession à la souveraineté.

Pourtant, lundi encore, le Parti québécois et Québec solidaire ne sont pas parvenus à s'entendre dans le but de ne présenter qu'un seul candidat contre le Parti libéral, lors de l'élection complémentaire dans Verdun.

«Les partis ont parfaitement le droit de se faire des propositions entre eux, de tenter des rapprochements», affirme Mme Carbonneau. Et si cela ne fonctionne pas pour une occasion donnée, il ne faut pas en conclure que la convergence des forces souverainistes est impossible, argue-t-elle.

M. Lisée s'est engagé à ne pas tenir de référendum dans un éventuel premier mandat d'un gouvernement péquiste, s'il était élu premier ministre en 2018 - ce qui reporte cette éventualité au moins à 2022.

Mme Carbonneau estime que les partis souverainistes peuvent alors profiter du contexte.

«On a privilégié la voie d'aborder les choses par des débats sur le fond des questions. Et plus il va y avoir des points de passage entre les indépendantistes, mieux ça va être, pas juste pour une conjoncture électorale, mais mieux ça va être pour le projet», conclut Mme Carbonneau.

«Il faut trouver des terrains d'échange entre nous sur un Québec souverain: comment on le voit, quel genre de politiques sociales, quel genre de politiques d'emploi, de développement économique, comment on se situe par rapport à l'écologie, par rapport à la monnaie, par rapport à la défense. Il y a mille et un sujets qui peuvent être abordés», rappelle l'ancienne présidente de la CSN.

Et ces sujets, juge-t-elle, sont «pas mal plus riches et pas mal plus intéressants que strictement à quel jour et à quelle heure» un éventuel référendum pourra être tenu.

La présidente des OUI Québec a rencontré le nouveau chef du PQ le week-end dernier. Elle doit rencontrer les représentants de Québec solidaire, d'Option nationale et du Bloc québécois au cours des prochains jours.

M. Lisée l'a rassurée quant à sa volonté de continuer ses travaux au sein des OUI Québec. Il y déléguera d'ailleurs de nouveau Véronique Hivon, rapporte Mme Carbonneau.

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