Offres salariales «nettement insuffisantes», clame le SPGQ

Richard Perron, le président du SPGQ parle à... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Richard Perron, le président du SPGQ parle à ses membres devant l'édifice Jos Montferrand.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Des employés professionnels du gouvernement du Québec ont manifesté devant l'édifice Jos-Montferrand, à Gatineau, mercredi, pour dénoncer les offres « nettement insuffisantes » qui sont loin de corriger l'« injustice salariale » dont ils se disent victimes.

En même temps, les membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) en ont profité pour écrire sur une clé USB en quoi leur expertise est importante dans la région afin d'y prévenir « la collusion et la corruption ». La clé sera remise, avec d'autres clés provenant des quatre coins du Québec, au premier ministre Philippe Couillard.

« Il va falloir un geste politique si le gouvernement du Québec veut reconnaître et valoriser l'expertise à l'interne comme cela a été mentionné à la commission Charbonneau. Il faudrait que les bottines suivent les babines », a indiqué Richard Perron, le président du SPGQ, présent à la manifestation qui réunissait plus d'une quarantaine de syndiqués.

Le SPGQ compte 24 000 membres au Québec, dont 250 en Outaouais incluant des informaticiens, des analystes, des agronomes, des fiscalistes, des inspecteurs en santé et sécurité, de conseillers en réadaptation, en communication et en entreprises. 

Sans contrat de travail depuis mars 2015, les offres du gouvernement déposées en décembre dernier totalisaient 8,8 % sur cinq ans et avaient été jugées « nettement insuffisantes » en janvier dernier par le SPGQ. « Elles le sont toujours puisque, rappelle M. Perron, l'écart salarial avec les professionnels du fédéral serait en moyenne de 22 %, selon l'Institut de la statistique du Québec ».

Depuis les années 1980, les professionnels ont perdu 30 % de leur pouvoir d'achat avec l'inflation. « Dans certains cas de professionnels, l'écart atteint plus de 75 % », a rappelé M. Perron.

Pour l'instant, pas de grève générale à l'horizon, mais un arrêt de travail de « 2 h 22 min » pour rappeler au gouvernement l'écart salarial de 22 % fait partie des scénarios envisagés par le SPGQ.

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