Faculté satellite de médecine: la CAQ «exige» le français

Claire Samson déplore que «la faculté de médecine... (Archives, La Presse)

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Claire Samson déplore que «la faculté de médecine de l'Outaouais ne sera accessible qu'aux Québécois pleinement bilingues».

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Le débat sur la place qu'occupera l'anglais dans les cours de médecine qui doivent être offerts dès 2020 en Outaouais a rebondi à l'Assemblée nationale, mercredi, alors que la Coalition avenir Québec (CAQ) «exige» que le gouvernement et l'Université McGill planifient une formation entièrement en français.

Alors que LeDroit rapportait il y a une dizaine de jours que l'anglais devrait être utilisé pendant près de la moitié des 18 premiers mois de formation au sein la future faculté satellite de médecine, la députée Claire Samson, porte-parole de la CAQ en matière de protection et promotion de la langue française, a abordé la question en chambre pour réclamer la francisation du programme.

«Le Parti libéral minimise toujours la défense et la primauté du français, a affirmé Mme Samson. Il trouve toujours des excuses. [...] La CAQ exige du gouvernement et de l'Université McGill de corriger la situation et d'offrir des cours en français lors de l'inauguration de la faculté de médecine, en 2020. Ils ont trois ans pour le faire, c'est un délai raisonnable, un effort raisonnable et légitime qui démontre la primauté du français.»

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, a répliqué en affirmant que la création de la faculté satellite de médecine dans la région est «une extraordinaire nouvelle» et que «les gens en Outaouais étaient parfaitement souriants, très heureux» de l'annonce.

Mme David a également souligné que la situation est différente des autres facultés satellites, en donnant l'exemple de l'Université du Québec à Trois-Rivières qui offre «l'enseignement des sciences fondamentales de base». «L'université qui est là - ça s'appelle l'UQO, l'Université du Québec en Outaouais - n'a pas cette infrastructure et ces cours de base en sciences fondamentales, en médecine, donc ça doit se faire avec l'Université McGill», a mentionné la ministre.

Jointe au téléphone, Claire Samson déplore que «la faculté de médecine de l'Outaouais ne sera accessible qu'aux Québécois pleinement bilingues». Même si l'Outaouais se retrouve sous la responsabilité de l'Université McGill en raison de la division territoriale en vigueur pour les facultés de médecine de la province, la CAQ demande à ce qu'une autre université offre la formation dans la région si McGill ne peut franciser son programme à temps pour l'ouverture prévue en 2020.

Réactions souhaitées

«J'espère que les gens de la région vont réagir et que les étudiants aussi vont réagir, a mentionné Mme Samson. Je ne veux pas qu'on forme des médecins pour l'Ontario, je veux qu'on en forme pour le Québec, et pour ça, il faut que la formation puisse se faire en français.»

La semaine dernière, dans une lettre ouverte publiée dans nos pages, le doyen de la faculté de médecine de McGill, le Dr David Eidelman, et le vice-doyen adjoint à l'enseignement de la médecine à cette même université, le Dr Gilles Brousseau, ont rappelé que «sur l'ensemble de la formation, à peine 8% du cursus sera livré en anglais».

«La population peut être assurée que McGill travaillera avec ses partenaires régionaux pour pouvoir offrir, à terme, une formation médicale à 100% en français», écrivaient-ils aussi.

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