Le PQ en mode «marathon» en Outaouais

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Le chef intérimaire du PQ, Sylvain Gaudreault, avait entre autres à son horaire une rencontre avec le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Le Droit, Étienne Ranger

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Le Parti québécois court déjà les premières foulées de son marathon électoral en Outaouais. Mardi, son chef intérimaire Sylvain Gaudreault a pris le pouls de la région pour préparer le caucus présessionnel de son parti en gardant en tête les prochaines élections.

«On n'est pas en campagne électorale présentement, on le sera en 2018, mais moi, je suis un marathonien, le PQ est un marathonien. Donc, on commence loin pour finir les premiers. Et c'est comme ça qu'on agit en Outaouais; c'est pour ça qu'on est à l'écoute des gens ici, et quand on va arriver à la période électorale, on va avoir des propositions qui vont coller aux gens de l'Outaouais», a résumé le chef de l'opposition à l'Assemblée nationale dans une rencontre avec les médias.

Les députés du PQ se réuniront mercredi et jeudi à Gatineau pour préparer leur plan d'attaque pour la prochaine session parlementaire.

En prévision du caucus, Sylvain Gaudreault a consacré sa journée de mardi à visiter les gens de l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais, des groupes Action Santé Outaouais et Santé Outaouais 2020, ainsi que le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

À la lumière de ces rencontres, le député de Jonquière a qualifié l'Outaouais «d'exception» en raison de sa situation frontalière, déplorant la fuite de milliers d'étudiants québécois vers l'Ontario et le décalage du nombre de programmes d'études offerts par rapport à l'éventail d'options que proposent les établissements d'enseignement supérieur des autres régions. En matière de santé, il dit avoir pris connaissance des «chiffres ahurissants en termes de sous-financement» et se désole des délais d'attente dans les urgences.

«Le maire a été extrêmement convaincant et on y adhère du côté du Parti québécois: c'est que cette exception de l'Outaouais n'est pas un problème régional, c'est une question nationale. Quand on parle d'une fuite de capitaux d'à peu près 70 millions $ par année en soins de santé, ça a un impact sur l'ensemble du budget du Québec. Quand on parle de milliers d'étudiants chaque année qui vont étudier de l'autre côté de la rivière, ça a un impact sur l'ensemble du Québec.»

Un plan de match

Ce que le PQ pourrait proposer? D'abord, en santé, «de rétablir l'équité en matière de financement pour la région de l'Outaouais».

Sylvain Gaudreault souligne aussi l'importance de soutenir la création d'une faculté de médecine, un projet auquel son parti s'est déjà dit favorable. L'implantation de nouveaux programmes d'études fait aussi partie de la liste d'idées, en donnant la priorité à ceux dont les équivalents ontariens n'ouvrent pas les portes du marché du travail québécois aux diplômés. Les programmes collégiaux de technologie de l'architecture et de techniques juridiques font partie de la liste d'exemples.

À l'avenir, le PQ compte entretenir une «présence assidue» dans la région. «On va revenir», a conclu le chef péquiste.

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