Pompage d'eau sur l'île d'Anticosti: Couillard se dit lié par contrat

Le premier ministre Philippe Couillard a laissé voir sa résignation devant le... (Archives La Presse Canadienne)

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Le premier ministre Philippe Couillard a laissé voir sa résignation devant le pompage d'une quantité importante d'eau pour procéder à des forages exploratoires pétroliers sur l'île d'Anticosti.

Le quotidien «Le Devoir» a révélé lundi que 30 000 000 de litres d'eau des rivières d'Anticosti devraient être pompés pour procéder à trois forages de fracturation dans le cadre du projet d'hydrocarbures sur l'île. Cette eau sera puisée dans des rivières à saumons en voie de disparition. L'eau devra ensuite être traitée, puis sera rejetée dans le golfe du Saint-Laurent.

Interrogé à ce sujet, mardi, alors qu'il donnait une conférence de presse avec le premier ministre du Canada Justin Trudeau, à Montréal, le premier ministre Couillard a carrément parlé d'un «contrat malheureux» en y faisant référence.

Il a ensuite laissé entendre qu'il avait les mains liées par le contrat avec l'entreprise, signé par le précédent gouvernement péquiste.

«Le contrat étant ce qu'il est, on doit le suivre - c'est ce que nous faisons. Ça ne signifie pas qu'on soit heureux de ce qui se passe sur l'île d'Anticosti et qu'on ne veuille pas protéger - et on va le faire - cet écosystème unique», a commenté le premier ministre Couillard.

Il s'est permis d'écorcher au passage des candidats à la direction du Parti québécois qui, lundi, dans leur déclaration lors du début officiel de la course au leadership, avaient pris leurs distances face à ce projet, pourtant conclu sous l'ancien gouvernement péquiste de Pauline Marois.

«Ce que j'ai surtout vu hier (lundi), ce sont quatre ministres du gouvernement qui a signé ce contrat malheureux qui se dépêchent de s'en dissocier. J'ai trouvé ça assez particulier», a commenté M. Couillard.

Il fait référence aux candidats Jean-François Lisée, Véronique Hivon, Martine Ouellet et Alexandre Cloutier, qui ont critiqué le projet d'hydrocarbures sur l'île d'Anticosti.

Mardi, M. Lisée a soutenu que le contrat avait été signé de bonne foi, à l'époque où les prix du pétrole étaient plus élevés et faisaient espérer une entrée de fonds pour le trésor public. Il a affirmé avoir changé d'avis depuis.

C'est la société Pétrolia qui veut d'abord explorer, puis éventuellement exploiter, si cela s'avère intéressant, faisable et rentable, les hydrocarbures sur l'île d'Anticosti.

Dans ce contexte, à la mi-juin, quatre certificats d'autorisation avaient été délivrés à Hydrocarbures Anticosti, une coentreprise dont le gouvernement du Québec est partenaire avec Pétrolia.

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