Consultations sur un plan d'action contre l'homophobie

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée... (Archives, La Presse Canadienne)

Agrandir

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée

Archives, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Alors que la tragédie d'Orlando, en Floride, ramène à l'avant-plan la question de l'homophobie, Québec procédait justement mardi à une consultation des groupes intéressés à ce sujet, à Montréal, dans le but de renouveler son plan d'action.

Le Plan d'action gouvernemental de lutte contre l'homophobie 2011-2016 doit être renouvelé; il a déjà été prolongé d'un an. Il importe donc de voir si les enjeux qui y sont soulevés sont toujours pertinents et si d'autres doivent y être ajoutés, a expliqué à l'ouverture de la consultation la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

Une vingtaine de groupes ont pris la parole, tout au long de l'avant-midi, pour soulever différents enjeux qui les préoccupent.

Par exemple, plusieurs ont déploré le manque de financement des groupes communautaires qui viennent en aide aux groupes LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres), notamment ceux qui sont financés «par programmes».

D'autres groupes, venant des régions du Québec, ont signalé que contrairement à ce que plusieurs croient, il n'y a pas plus d'homophobie en région. «Dire qu'en région, c'est plus homophobe, il faudrait défaire ce mythe-là», s'est exclamé Alexandre Houle, de l'organisme Jeunes adultes gai(e)s.

D'ailleurs, Pascal Vaillancourt, de l'organisme Gai écoute, a lui-même confirmé que «55 pour cent de nos appels proviennent de la région de Montréal» - preuve que l'homophobie n'est pas le propre des régions.

Au cours d'une entrevue, la ministre Vallée a toutefois noté qu'elle avait senti un besoin de «réseautage» des groupes dans les régions.

D'autres groupes ont fait état de besoins en matière d'éducation sexuelle chez les jeunes, de façon à les ouvrir à la diversité, pour qu'ils soient plus ouverts et «inclusifs».

Certains ont relevé la difficulté pour les aînés LGBT de vivre leur identité sexuelle, notamment en centre d'accueil.

D'autres ont évoqué la difficulté de pouvoir être homosexuel de façon sécuritaire et en toute confiance dans certains milieux de travail, encore aujourd'hui.

D'autres ont noté une situation encore plus ardue pour les immigrants ou réfugiés LGBT, surtout lorsqu'ils se butent à des croyances religieuses contraires dans leur communauté.

Après Montréal, une consultation doit aussi avoir lieu à Québec. De même, les intéressés peuvent participer à une consultation en ligne, ouverte à tous. Les commentaires au sujet du document de consultation peuvent être formulés jusqu'au 1er septembre, a précisé la ministre Vallée, en entrevue.

«Les événements tragiques qui se sont produits le week-end dernier (à Orlando), c'est quelque chose d'horrible. Et ça démontre un peu l'importance de notre action, l'importance de mettre en place des plans d'action et de parler de ces enjeux-là dans la société», a-t-elle conclu.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer