Le dossier de la STO rebondit à Québec

Le dossier de la STO est la preuve... (Patrice Laroche, Archives Le Soleil)

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Le dossier de la STO est la preuve qu'«il y a quelque chose de pourri au royaume du MTQ», croit le député caquiste Éric Caire.

Patrice Laroche, Archives Le Soleil

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La controverse au sujet de l'octroi d'un contrat de la Société de transport de l'Outaouais (STO) à une entreprise n'ayant pas présenté la plus basse soumission est une autre preuve, pour le député caquiste Éric Caire, qu'«il y a quelque chose de pourri au royaume du MTQ».

La publication d'un texte de L'actualité évoquant un contrat octroyé par la STO a vivement fait réagir les partis d'opposition, mardi, à Québec. Selon le magazine, le ministère des Transports du Québec (MTQ) n'a notamment pas jugé bon de confier le dossier à un vérificateur, «prétextant que cela relevait du ministère des Affaires municipales».

Le leader parlementaire adjoint de la Coalition avenir Québec (CAQ), Éric Caire, juge qu'il est «questionnable» que le contrat visant à fournir à la STO un système capable de diffuser des données en temps réel sur les déplacements de ses autobus ait été octroyé «pour plus cher» à une firme de France.

Le chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, estime aussi que le contrat soulève «plusieurs questions». Le chef de l'opposition officielle trace un parallèle entre cet exemple et le «problème plus global qui est le changement de culture et le changement de pratiques qui doit nécessairement se faire au MTQ».

«Ce que je comprends, c'est que [l'ancien ministre des Transports] Robert Poëti a voulu apporter des changements, il a été bloqué dans sa volonté de le faire, et le premier ministre l'a dégommé», a réagi M. Gaudreault en précisant qu'un ministre a la possibilité d'annuler un appel d'offres s'il y a un trop grand écart entre les estimations et les soumissions.

Éric Caire estime pour sa part que le rejet de soumissions devrait être expliqué de manière transparente.

«On a toujours une explication un peu boiteuse pour expliquer l'inexplicable, affirme le député caquiste. [...] Je pense que dans ce dossier-là, la bonne foi doit être démontrée. On ne peut plus se contenter de la présumer, elle doit être démontrée, à cause du rapport Duchesneau, à cause du rapport de la Commission Charbonneau et des rapports successifs des vérificateurs généraux qui ont tenté de levé le voile sur ce ministère très obscur.»

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