Des poids lourds en colère

Les camionneurs craignent une perte d'emploi si la... (Martin Roy, LeDroit)

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Les camionneurs craignent une perte d'emploi si la législation n'est pas reconduite après le 31 mars 2017.

Martin Roy, LeDroit

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Imitant leurs collègues de partout en province, une trentaine de camionneurs autonomes de la région ont perturbé la circulation et bruyamment fait entendre leur klaxon, lundi, à Gatineau, devant les bureaux de la ministre Stéphanie Vallée et de la députée Maryse Gaudreault, à qui ils ont remis des lettres pour solliciter leur appui.

Déplorant le silence radio du ministre des Transports Jacques Daoust au sujet d'une entente sur le courtage en services de camionnage en vrac, qui vient à échéance le 31 mars 2017, ils ont choisi de se mobiliser parce qu'ils craignent des pertes d'emploi si la législation n'est pas reconduite sous la même formule par Québec. 

Les camionneurs concernés transportent quotidiennement sur les chantiers publics de la Belle Province des matières en vrac telles que de l'asphalte, du sable ou du gravier. 

« Ce qu'on demande, c'est de maintenir la répartition des travaux avec les organismes à but non lucratif avec permis sur les chantiers publics gérés par le gouvernement », explique Christian Jacques, de l'Association des transporteurs en vrac de l'Outaouais, qui reconnaît que des améliorations peuvent toutefois être apportées au système.  

Une patience qui a des limites

Soutenant que sa patience a des limites, l'Association nationale des camionneurs artisans inc. (ANCAI), qui représente 5000 membres, dont une centaine en Outaouais, veut également que les autorités sévissent pour que le courtage illégal soit banni sur les chantiers. 

« On manifeste maintenant, car depuis deux ans, la porte est fermée avec le ministre des Transports. Il n'y a aucune communication. On veut que la porte soit ouverte par M. Daoust afin qu'on puisse travailler avec le gouvernement comme on le fait depuis plusieurs années. [...] Les conséquences qu'on craint, ce sont des pertes d'emplois. Chaque travailleur investit environ 200 000 $ pour mettre un tel camion sur la route, sans compter toutes nos obligations », affirme M. Jacques. 

La ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, a pris connaissance des documents qui lui ont été remis et compte suivre la situation de près, a indiqué son attachée de presse Émilie Simard, qui a référé LeDroit au ministère des Transports (MTQ). 

L'attachée de presse du ministre des Transports, Mélissa Turgeon, soutient que le dossier chemine et qu'une rencontre a eu lieu entre le ministère et l'ANCAI il y a moins d'un mois.

« On les a informés qu'aucune décision n'a encore été prise, car on veut consulter tous les acteurs impliqués. Et au besoin, on n'exclut pas de prolonger la date d'échéance des mesures actuelles. On a encore du temps devant nous, ce n'est que l'an prochain », dit-elle.

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