Après deux ans, les dossiers de l'Outaouais «cheminent»

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La députée de Gatineau et ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, affirme qu'«il y a plusieurs dossiers qui ont bien cheminé, qui ont bien avancé» depuis le début de l'actuel mandat.

Jacques Boissinot, Archives PC

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Deux ans après l'élection ayant mené les libéraux de Philippe Couillard au pouvoir, les cinq députés de l'Outaouais planchent toujours sur de nombreux projets ayant fait l'objet d'engagements électoraux.

Que ce soit pour la faculté-satellite de médecine ou un nouveau pavillon universitaire, les échéanciers demeurent flous, mais pour le statut particulier en éducation, l'argent devrait arriver dans les prochains mois, dit-on.

Vingt-quatre mois après le retour des libéraux au gouvernement, la députée de Gatineau et ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, affirme en entrevue qu'«il y a plusieurs dossiers qui ont bien cheminé, qui ont bien avancé» depuis le début de l'actuel mandat, et ce, malgré l'effort «substantiel» déployé pour atteindre l'équilibre budgétaire.

Promis par le premier ministre lui-même, le statut particulier en éducation devrait être assorti d'une enveloppe budgétaire pour accélérer le développement de programmes dans la région, assure le député de Chapleau, Marc Carrière. «S'il n'y a pas d'argent, ce n'est pas un statut particulier», estime M. Carrière en précisant que l'annonce devrait se faire dans un délai se comptant «en mois».

Stéphanie Vallée a fait savoir la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, devrait se pointer en Outaouais «d'ici un mois», sans toutefois s'avancer sur le contenu d'une éventuelle annonce.

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La députée de Hull, Maryse Gaudreault

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Le pavillon des arts souhaité par l'Université du Québec en Outaouais devra pour sa part être revu en raison du retrait du Conservatoire de musique de Gatineau du projet, a pour sa part indiqué la députée de Hull, Maryse Gaudreault.

«Je suis là pour faire avancer les rêves et les projets du comté de Hull et de l'Outaouais, dit-elle. Là, le pavillon des arts, ce n'est plus ce à quoi on rêve, alors je pense à autre chose.»

Du côté de la santé

Éternel sujet d'actualité en Outaouais, la santé continue de monopoliser l'attention des élus. Alors qu'il avait déjà été question d'accueillir dès 2010 une première cohorte d'étudiants au sein d'une faculté-satellite de médecine de l'Université McGill, aucune date n'est fixée pour que le projet se concrétise.

«Il y a beaucoup trop d'intervenants dans le dossier pour que je puisse donner une date précise», affirme la ministre Vallée en assurant que «le dossier va quand même assez bien».

La mini-urgence pédiatrique est pour sa part citée en exemple comme réussite du réseau de la santé de la région par les élus. Ouverte le 6 mai dernier, elle a permis de rapatrier un grand nombre de consultations auparavant effectuées en Ontario par des enfants de l'Outaouais. Le ministère de la Santé n'avait pas octroyé d'argent supplémentaire pour cette ressource, dont le budget de fonctionnement est puisé dans l'enveloppe du statut particulier, consenti en 2007 à la région par Philippe Couillard, qui était à l'époque ministre de la Santé.

Les libéraux ont également célébré en grand, à la fin février, l'ouverture de la nouvelle Maison de naissance de l'Outaouais, tout en soulignant attendre avec impatience la réalisation de 32 nouvelles chambres d'obstétrique à l'Hôpital de Gatineau. Dans les deux cas, les annonces avaient été faites par le gouvernement péquiste.

D'autres projets sont dans la mire des députés régionaux pour le reste du présent mandat, comme l'ouverture d'une première superclinique, ou encore le prolongement du Rapibus.

Le statut particulier en santé sera revu

Des sommes issues de l'enveloppe de 20 millions $ du statut particulier accordé au réseau de la santé de l'Outaouais sont dépensées de manière inadéquate, reconnaissent pour la première fois des élus de la région.

Alors que LeDroit révélait en décembre que plusieurs millions provenant du statut particulier servent à payer des dépenses régulières de fonctionnement pour le centre de cancérologie ou encore des salles d'urgence, le député de Chapleau, Marc Carrière, remet aujourd'hui en question ces décisions.

Interrogé à savoir s'il jugeait ces dépenses légitimes, M. Carrière a répondu que «non».

L'argent du statut particulier devrait plutôt servir à des mesures visant par exemple l'accessibilité aux soins et l'attraction et la rétention de professionnels, a renchéri sa collègue députée de Hull, Maryse Gaudreault.

«Le ministre (de la Santé) a demandé une réévaluation de toute l'enveloppe pour savoir à quoi ça sert, etc., a fait savoir Marc Carrière. Ça fait tout près de 10 ans (que le statut particulier est là), donc je pense que de voir où l'argent va, à quoi ça sert et à quoi ça pourrait servir, je pense que c'est intéressant.»

La ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, abonde dans le même sens. «Neuf ans plus tard, il est opportun de revoir les démarches», dit-elle en reconnaissant elle aussi qu'un budget de fonctionnement de salle d'urgence ne devrait pas nécessairement provenir de l'enveloppe du statut particulier.

La députée de Hull, Maryse Gaudreault, a quant à elle ouvert la porte à une toute première indexation du budget de 20 millions $ lié au statut particulier. Si une indexation basée sur l'indice des prix à la consommation avait été accordée chaque année depuis 2007, l'enveloppe atteindrait aujourd'hui un peu plus de 23 millions $.

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