Couillard invite à éviter les généralisations

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

Ryan Remiorz, La Presse Canadienne

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Lia Lévesque
Le Droit

Au lendemain de l'arrestation de l'ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que le financement des partis politiques avait complètement changé depuis et a invité tout un chacun à ne pas généraliser.

Le premier ministre a été interrogé à ce sujet vendredi, alors qu'il participait à l'annonce d'un investissement dans le domaine économique à Montréal.

Jeudi, l'ancienne vice-première ministre libérale et ministre des Affaires municipales a été arrêtée par l'Unité permanente anticorruption dans le cadre d'une enquête portant sur du financement politique et l'octroi de contrats publics.

Mme Normandeau fera face à des chefs de fraude, complot, abus de confiance et corruption relativement à des subventions qui avaient été octroyées à l'époque où elle était ministre.

Le premier ministre Couillard, qui a été ministre de la Santé et des Services sociaux aux côtés de Mme Normandeau dans le gouvernement de Jean Charest, a pris ses distances face à la situation.

Quand on lui a demandé si le fond du problème ne provenait pas du fait que les ministres, à l'époque, devaient recueillir 100 000 $ pour le Parti libéral du Québec - ce qui les plaçait dans une situation délicate - il a répondu que le mode de financement des partis politiques avait été revu de fond en comble depuis.

«Plus profondément que ça, c'est le mode de financement même qui devait être réformé. Ce qui, profondément, change la politique pour le mieux, c'est que le financement maintenant est populaire: 100 $ maximum dans les circonscriptions. Et ça, ça nous permet de passer beaucoup plus de temps avec nos militants pour parler d'idées», a répondu le premier ministre Couillard.

Et quand on lui a rappelé que d'autres ministres qui avaient dû se prêter à cet exercice de récolter 100 000 $, dans le gouvernement Charest, étaient encore en poste aujourd'hui, il a invité à éviter toute généralisation.

«Si on disait quoi que ce soit là-dessus, on se livrerait à l'exercice fondamentalement injuste de la culpabilité par association ou de soupçons par association. Les gens qui sont en politique sont là pour le bien commun, pour rendre service à la société dans une partie de leur carrière qu'ils décident de consacrer au service public», a-t-il objecté.

«Il y a toujours des choses à améliorer, notamment dans le financement politique, mais là, on va de l'avant, on va de l'avant», a-t-il conclu.

Mandat de Lafrenière

Par ailleurs, le premier ministre n'a pu dire si le mandat du commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, serait renouvelé, comme ce dernier le souhaite.

Certains observateurs ont fait le lien entre l'annonce de la nouvelle de l'arrestation de l'ex-vice-première ministre par l'UPAC, le jour de la présentation du budget provincial, et le fait que le gouvernement Couillard tardait à faire savoir s'il renouvellerait le mandat de M. Lafrenière à la tête de l'UPAC.

Mais vendredi, le premier ministre Couillard a indiqué que le processus pour nommer le commissaire était «totalement indépendant», que c'est un comité de sélection qui se chargerait d'étudier les candidatures potentielles et de faire une recommandation à cet effet au gouvernement.

À ses côtés, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a laissé savoir que la nomination serait bientôt connue. «Ça va venir assez rapidement, parce que c'est vers le 1er avril qu'est le délai», a-t-il laissé tomber.

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