Rencontre «hyper positive» avec Lise Thériault

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La ministre Lise Thériault

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La Presse Canadienne

Malgré le contexte des derniers jours, la rencontre entre la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, et des groupes de femmes a été «hyper positive» et celles-ci lui font confiance pour défendre les droits des femmes. Un bémol demeure toutefois pour les services de garde.

Des représentantes du Collectif 8 mars ont rencontré la ministre Thériault pendant une heure, lundi, à ses bureaux de Montréal. Cette rencontre survient après l'absence remarquée de la ministre de la Condition féminine au Sommet des femmes, vendredi dernier à Montréal, et après qu'elle eut fait des déclarations controversées sur ses convictions féministes.

Le Collectif, qui représente 700 000 femmes, est formé de neuf organisations syndicales et de la Fédération des femmes du Québec. Chaque année, il rencontre la ministre à l'occasion du 8 mars, Journée internationale des femmes, pour faire le point sur les dossiers d'intérêt.

Au sortir de la rencontre, Mélanie Sarazin, porte-parole du Collectif 8 mars, s'est montrée enthousiaste. Elle a relevé le sens de l'écoute de la ministre Thériault, qui se serait même montrée réceptive à leurs revendications, a-t-elle rapporté. Mme Sarazin a aussi souligné que la ministre connaissait bien ses dossiers et qu'à ses yeux «c'est déjà là un engagement».

Les groupes de femmes voulaient notamment rappeler à la ministre qu'en vertu d'un engagement gouvernemental qui a déjà été pris en ce sens, les différentes politiques gouvernementales devraient viser à ne jamais désavantager les femmes, même indirectement - ce qu'on appelle dans le milieu l'analyse différenciée selon les sexes. En vertu de ce principe, des politiques comme la réforme de l'aide sociale, par exemple, doivent être analysées afin de voir si elles n'engendrent pas d'effets néfastes sur la condition des femmes.

Les groupes lui ont également parlé du programme de retrait préventif pour une maternité sans danger et des compressions dans les services de garde.

C'est sur la question des services de garde que le bât blesse. La ministre n'a pris aucun engagement en ce sens, alors que le gouvernement vient d'imposer 120 millions $ de compressions dans les services de garde - au grand dam des groupes de femmes, entre autres.

Malgré tout ce contexte politique et des déclarations controversées, Mme Sarazin assure que le Collectif 8 mars fait confiance à la ministre. «À la sortie de cette rencontre-ci, je pense qu'on est très satisfaites. Les enjeux qu'on a apportés, elle les a bien entendus. Elle connaît très bien son dossier. Il y a un lien de collaboration qui s'est mis en place et un lien de confiance aussi», a-t-elle dit.

Pour ce qui est des engagements concrets, toutefois, il faudra attendre.

Là-dessus, c'est la présidente de la CSQ, Louise Chabot, qui a exprimé les attentes.

«Il y a un rendez-vous: il y a un prochain budget, où nous verrons si la condition des femmes compte pour le gouvernement. Les dernières compressions, c'est plus de 27% de compressions qu'il y a eu dans les budgets de la condition féminine. Il y a le prochain budget et il y a la nouvelle politique d'égalité qui est attendue. On va donner la chance au coureur, mais on va juger l'arbre à ses fruits», a-t-elle conclu.

La ministre Thériault, de son côté, n'a pas rencontré les médias. Toutefois, sur Twitter, elle s'est félicitée de sa «rencontre très constructive» et du «très bon dialogue avec les représentantes du Collectif 8 mars».

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