Entente de principe rejetée: Québec lance un ultimatum à la FSSS-CSN

La FSSS-CSN représente 110 000 des 420 000 membres du... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

La FSSS-CSN représente 110 000 des 420 000 membres du front commun intersyndical.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne

Le président du Conseil du trésor, Sam Hamad, fait pression sur la CSN, lui donnant jusqu'à lundi pour convaincre sa Fédération de la santé et des services sociaux, qui a rejeté l'entente de principe conclue avec Québec, de reconsidérer sa décision.

La FSSS-CSN, qui représente 110 000 des 420 000 membres du front commun intersyndical, a confirmé vendredi que ses membres, lors d'assemblées générales, avaient rejeté l'entente de principe qui avait été conclue avec le gouvernement du Québec quant au renouvellement des conventions collectives dans le secteur public et parapublic, à la mi-décembre.

Or, la FSSS se trouve dans une situation bancale, puisque les autres organisations membres du front commun qui ont déjà fait connaître le résultat de leurs votes l'ont approuvée.

Il en est ainsi des huit fédérations de la Centrale des syndicats du Québec, soit plus de 130 000 membres, et des quatre grands syndicats concernés à la FTQ, soit plus de 50 000 membres.

De même, les trois autres fédérations de la CSN, qui représentent plus de 60 000 membres, ont aussi approuvé l'entente de principe.

On attend plus tard ce mois-ci le résultat officiel des votes à l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de même qu'au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), tous deux membres du front commun, tout comme la CSN, la FTQ et la CSQ.

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE), qui représente 34 000 enseignants - le tiers d'entre eux - et qui ne s'est pas non plus entendue avec Québec, ne faisait pas partie du front commun et n'a donc pas négocié cette entente de principe. Elle a tout de même choisi de se prononcer à ce sujet et l'a déjà rejetée.

Dans un communiqué diffusé vendredi, le président du Conseil du trésor se dit déçu du rejet de l'entente de principe par la FSSS, surtout que la centrale syndicale à laquelle elle est rattachée, la CSN, l'avait négociée avec les autres membres du front commun.

«J'invite aujourd'hui la FSSS à faire preuve de bonne foi en reconsidérant l'offre formulée par le gouvernement. J'espère que le président de la CSN saura convaincre la FSSS de saisir cette occasion», a commenté le ministre Hamad.

Au sein des centrales syndicales comme la FTQ et la CSN, les fédérations et grands syndicats bénéficient toutefois d'une grande autonomie et ce que peut faire le président de la centrale est limité. Et la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN a toujours eu une réputation de fort militantisme.

Il apparaît de plus en plus que c'est une loi spéciale qui pend au bout du nez des organisations syndicales qui n'auront pas entériné l'entente de principe, puisque cette entente a été entérinée par une majorité.

«L'équité est un principe très important dans cette négociation, a ajouté le ministre Hamad. Il n'est pas question de donner davantage à un groupe qu'à un autre. Les négociations ont également été menées avec le souci de respecter la capacité de payer des citoyens et avec l'objectif de ne pas compromettre l'atteinte de l'équilibre budgétaire. Bonifier les offres pour la FAE et la FSSS dérogerait à ces principes qui ont guidé les négociations.»

La FSSS a précisé que 73% de ses accréditations syndicales ont rejeté l'entente de principe.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer