Secteur public: les membres de la FSSS rejettent l'entente de principe

La FSSS-CSN représente 110 000 personnes.... (Archives, Le Soleil)

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La FSSS-CSN représente 110 000 personnes.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Au cours des assemblées générales, les membres de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN ont bel et bien rejeté l'entente de principe qui était intervenue avec Québec pour renouveler les conventions collectives dans les secteurs public et parapublic, a appris La Presse Canadienne.

Ce rejet ne met toutefois pas en péril l'entente de principe conclue en décembre dernier, puisque celle-ci a déjà reçu l'approbation de la plupart des autres membres du front commun intersyndical qui se sont prononcés.

Ce rejet n'est guère surprenant, puisque déjà, le 22 décembre dernier, le conseil fédéral de négociation de la FSSS avait recommandé à ses membres de rejeter cette entente de principe - pourtant négociée en partie par la centrale syndicale à laquelle elle est rattachée.

La FSSS, avec ses 109 000 membres, est la plus grosse fédération de la CSN. Mais les trois autres fédérations de la CSN qui représentent 60 000 membres ont voté en faveur de l'entente de principe.

L'entente de principe a été conclue à la mi-décembre entre Québec et le front commun intersyndical, qui représente 420 000 membres. Il inclut la CSN et la FTQ, en plus du Secrétariat intersyndical des services publics, qui est lui-même constitué de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) et du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

Une instance de la FSSS est justement réunie jusqu'à jeudi pour discuter de la suite des choses. Bien que des informations quant au rejet par ses membres de l'entente de principe aient commencé à filtrer, la FSSS n'a pas voulu confirmer l'information, que plusieurs sources ont confirmée à La Presse Canadienne.

Même si le président de la FSSS, Jeff Begley, avait affirmé en entrevue qu'il croyait possible de poursuivre la négociation avec le gouvernement du Québec si les membres de sa fédération rejetaient l'entente, Québec ne l'entend pas de cette façon.

Lorsque le flambeau du Conseil du trésor est passé des mains de Martin Coiteux à Sam Hamad, ce dernier a rapidement fait savoir qu'il ne rouvrirait pas l'entente de principe pour donner plus à ceux qui ne l'avaient pas entérinée.

«On ne mettra pas un cent de plus par rapport à ce qu'on a donné à d'autres», avait affirmé le ministre Hamad, le 8 février dernier, en entrevue à Radio-Canada.

«On n'ira pas donner plus à des groupes parce qu'ils ont décidé, après avoir ratifié une entente, de négocier à nouveau. Nous, on n'a pas l'intention de bouger là-dessus», avait-il commenté.

Et interrogé quant à savoir s'il allait imposer les conditions de l'entente de principe aux syndicats qui l'avaient rejetée, le ministre Hamad avait dit vouloir attendre le résultat des votes - que l'on a ces jours-ci.

La FSSS se retrouve donc dans une situation délicate et c'est de cette situation dont elle discute en instance ces jours-ci.

En plus des trois autres fédérations de la CSN qui ont déjà voté en faveur de l'entente de principe (plus de 60 000 autres membres), on retrouve tous les grands syndicats de la FTQ concernés par cette négociation (plus de 50 000), de même que les huit fédérations de la CSQ (130 000 membres).

Le résultat des votes au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et à l'APTS - aussi membres du front commun - sera connu plus tard ce mois-ci.

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