La CSN poursuit sa campagne pour la défense des services de garde subventionnés

Malgré les récentes ententes conclues entre Québec et les associations... (Archives, Associated Press)

Agrandir

Archives, Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Magdaline Boutros
La Presse Canadienne

Malgré les récentes ententes conclues entre Québec et les associations représentant les garderies de la province, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance une nouvelle campagne de mobilisation pour défendre les services de garde subventionnés.

Cette campagne - qui a pour thème «Un réseau qui fait grandir!» - a été dévoilée dimanche matin devant quelque 200 parents, enfants et éducatrices qui étaient réunis pour l'occasion au cinéma Quartier latin à Montréal.

Cette offensive, qui est appuyée par un budget de 100 000 $, comprend notamment une vidéo qui sera lancée sur les réseaux sociaux, une campagne de cartes postales et des panneaux publicitaires.

Des activités de visibilité sont également prévues dans toutes les régions de la province.

La CSN veut ainsi exercer de la pression sur le gouvernement Couillard avant le dépôt du prochain budget à Québec. Le Parti québécois devrait agir comme porte-voix de la campagne à l'Assemblée nationale.

«Même si le gouvernement a signé une entente avec les garderies, il n'y a rien de réglé», s'indigne en entrevue la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

L'entente conclue plus tôt cette semaine entre le gouvernement et l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) maintient les compressions de 120 millions $ dans le réseau des services de garde subventionnés.

Une allocation de transition de 60 millions $ a toutefois été consentie par Québec aux garderies privées et publiques.

Mme De Sève rappelle que les associations représentant les employés des services de garde n'ont jamais donné leur aval à ce compromis. «Ce sont les associations patronales qui ont accepté l'entente, précise-t-elle. Nous, on n'a jamais fait partie de ces discussions-là.»

La CSN refuse donc de baisser les bras. La bataille pour maintenir la qualité, la viabilité et l'accessibilité du réseau des services de garde doit se poursuivre dès maintenant, croit-elle.

«Il n'y a plus de gras (dans les budgets des garderies). Et ce sont les enfants qui vont faire les frais d'une idéologie politique d'austérité du gouvernement.»

La centrale syndicale - qui représente 10 500 éducatrices en CPE et 3200 responsables de service de garde en milieu familial - fait le pari que les parents se mobiliseront à nouveau pour cette campagne, malgré la rebuffade que vient de leur servir le gouvernement Couillard.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer