Garderies: la CSQ demande un retour à la tarification unique

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Des membres de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont manifesté à Québec, le 9 décembre.

Jean-Marie Villeneuve, Archives Le Soleil

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Helen Moka
La Presse Canadienne
Montréal, QC

Même si la saison des déclarations d'impôts est déjà amorcée, la CSQ estime que le gouvernement du Québec a encore le temps de faire marche arrière pour revenir à la tarification unique dans les services de garde subventionnés par l'État.

La vice-présidente de la CSQ, Sonia Éthier, souligne que la facture risque d'être salée pour plusieurs familles, dont certaines auront à payer autour de 1 800 $ au fisc québécois, si leur enfant a fréquenté un Centre de la petite enfance (CPE) ou une garderie en milieu familial subventionnée en 2015.

Mme Éthier s'est jointe à des parents et leurs enfants qui ont bravé le froid mordant samedi avant-midi pour manifester leur mécontentent devant les bureaux du ministère de la Famille, sur la rue Fullum, à Montréal. La CSQ représente environ 12 000 responsables de service de garde (RSG) en milieu familial ainsi que 2 500 éducatrices en CPE.

Accompagnée des représentantes syndicales du Syndicat des intervenantes en petite enfance de Montréal (SIPEM-CSQ) et de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), Sonia Ethier a interpellé le nouveau ministre de la Famille, Sébastien Proulx, pour lui demander d'exercer un leadership au sein du gouvernement Couillard.

La vice-présidente de la CSQ croit que le gouvernement libéral doit rapidement changer de cap afin d'éviter de mettre en péril le réseau de garderies mis sur place en 1997 et qui a permis non seulement de contribuer au développement des enfants sur le plan éducatif mais aussi aux femmes de rester ou de retourner sur le marché du travail.

Mme Éthier affirme que des responsables de garderies familiales subventionnées craignent toujours de devoir fermer leurs portes alors que les parents sont de plus en plus nombreux à les délaisser pour se tourner vers les garderies privées, ce qui donne droit à un crédit d'impôt. Elle reproche d'ailleurs au gouvernement Couillard de pousser les parents vers le privé.

Les intervenantes en services de garde, affiliées à la CSQ, sont aussi fermement opposées aux compressions de 120 millions $ que souhaite imposer le gouvernement Couillard aux garderies subventionnées, que ce soit en milieu familial ou en CPE. Tout comme leurs collègues de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), ces travailleuses demandent au gouvernement Couillard de renoncer à cette idée qui aurait, selon elles, des conséquences directes en termes de pertes d'emplois ou sur les services aux enfants.

Contrairement à l'AQCPE, aucune journée de grève - complète ou partielle - n'a encore été envisagée à compter du mois de mars dans les CPE et garderies familiales représentées par la CSQ.

La CSQ aimerait bien pouvoir discuter de tous ces enjeux avec le ministre de la Famille, Sébastien Proulx. Le syndicat a demandé à rencontrer le ministre mais attend toujours une réponse, selon Mme Éthier.

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