Couillard donne un coup de barre à son cabinet

Le premier ministre Philippe Couillard se tient debout... (Jacques Boissinot, PC)

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Le premier ministre Philippe Couillard se tient debout devant son nouveau cabinet.

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La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le premier ministre Philippe Couillard a choisi de donner un vigoureux coup de barre à son gouvernement, en procédant jeudi à un remaniement majeur de son cabinet.

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La députée de Gatineau, Stéphanie Vallée, demeure ministre de la Justice et ministre responsable de l'Outaouais, mais perd la responsabilité de la Condition féminine.

Archives La Presse

La députée de Gatineau, Stéphanie Vallée, demeure ministre de la Justice et ministre responsable de la région de l'Outaouais. Elle perd cependant la responsabilité de la Condition féminine au profit de sa collègue Lise Thériault.

Malgré le diktat des compressions budgétaires et du régime-minceur imposé à l'État, M. Couillard a choisi de faire passer son équipe de 25 à 28 ministres.

Une nouvelle venue, ancienne présidente de la Coalition avenir Québec, Dominique Anglade, prend les rênes du ministère de l'Économie, tandis qu'un ministre expérimenté, Pierre Moreau, devient le troisième ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du gouvernement Couillard en 20 mois. Indisposé, il était absent de la cérémonie d'assermentation.

Ancienne présidente de Montréal International, Mme Anglade, une ingénieure de 41 ans qui n'est députée que depuis quelques mois, sera aussi responsable de la Science, de l'Innovation et sera chargée d'élaborer une stratégie numérique.

Celui qui était aux commandes de l'Économie, Jacques Daoust, passe aux Transports, chassant du coup le ministre Robert Poëti sur les banquettes arrières.

Deux ministres redeviennent simples députés: M. Poëti, qui ne s'est pas présenté au parlement, et Jean-Denis Girard, qui était responsable des petites et moyennes entreprises. C'est Lise Thériault qui prendra la relève à ce poste, de retour d'un congé de maladie de plusieurs mois, alors qu'elle était ministre de la Sécurité publique.

François Blais passe de l'Éducation, où il était depuis seulement 11 mois, à l'Emploi et la Solidarité sociale, un ministère qu'il a dirigé dans le passé.

Sam Hamad quitte l'Emploi pour le conseil du Trésor, alors que Martin Coiteux quitte le Trésor pour diriger deux ministères: les Affaires municipales et la Sécurité publique, qu'il tentera de fondre en un seul. Il sera aussi responsable de Montréal.

Nouveau député de Jean-Talon et ancien député et leader parlementaire de la défunte Action démocratique, Sébastien Proulx, 40 ans, accède au conseil des ministres, en succédant à Francine Charbonneau, qui aura connu un parcours fort controversé à la Famille.

Parmi les nouveaux visages, on note aussi la présence du député de Sherbrooke, Luc Fortin, 33 ans, qui sera responsable du Loisir et du Sport. Ce secteur relevait auparavant du ministère de l'Éducation.

En point de presse, le premier ministre Couillard a dit que les compressions budgétaires effectuées par son gouvernement étaient «indispensables» et qu'elles «nous permettent maintenant d'aller plus loin, notamment d'investir en éducation. Vous verrez le prochain budget, il va y avoir une place assez importante qui va être réservée à l'éducation».

Sauf que «la rigueur va toujours être là», a-t-il ajouté.

Julie Boulet, qui était ministre dans le gouvernement Charest mais demeurée simple députée depuis l'élection du gouvernement Couillard, revient au cabinet à la tête du Tourisme et représentera la Mauricie.

Une autre nouvelle venue au cabinet, Rita De Santis, une avocate d'origine italienne de 61 ans, devient responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques. Elle a été élue députée en 2012 et réélue en 2014.

De nombreux ministres conservent leur portefeuille

Malgré tous ces changements, de nombreux ministres conservent leur portefeuille.

Gaétan Barrette demeure à la Santé, Carlos Leitao aux Finances, David Heurtel au Développement durable, Pierre Arcand aux Ressources naturelles, Jean-Marc Fournier reste leader parlementaire, Christine St-Pierre aux Relations internationales, Kathleen Weil à l'Immigration, Pierre Paradis à l'Agriculture, Lucie Charlebois à la Santé publique, Jean D'Amour aux Affaires maritimes, Stéphanie Vallée à la Justice, Luc Blanchette aux Mines, Geoffrey Kelley aux Autochtones, Laurent Lessard aux Forêts et Hélène David à la Culture.

Une facture viendra avec l'ajout de trois ministres: chacun aura droit à sa limousine, son garde du corps, ses bureaux et une masse salariale pour former un cabinet.

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