Tata Steel pourrait investir jusqu'à 400 M$ au Québec

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L'investissement de Tata Steel devrait permettre de consolider ou maintenir quelque 300 emplois.

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La Presse Canadienne

Le Québec a reçu une rare bonne nouvelle pour son Plan Nord, mercredi à Davos, puisque Tata Steel pourrait investir jusqu'à 400 millions $ dans la province d'ici deux ans après avoir signé une entente de principe avec le gouvernement Couillard.

Malgré la déprime prolongée des prix du minerai de fer, l'entreprise désire accélérer son projet de mine de fer à enfournement direct, également appelé projet DSO, à Schefferville, dans le nord québécois, dans lequel elle a déjà investi plus de 1 milliard $.

Cet investissement - le plus important jamais effectué par Tata Steel à l'extérieur de l'Inde - devrait également permettre de consolider ou maintenir quelque 300 emplois.

«Ça envoie un signal d'espoir à la Côte-Nord», a affirmé en point de presse le premier ministre Philippe Couillard, reconnaissant que cette région avait été éprouvée au chapitre des mauvaises nouvelles concernant le Plan Nord.

D'ici le 31 mars, Québec décidera de l'ampleur de l'argent public qui sera investi dans le projet afin d'acquérir une participation.

L'annonce a été faite au premier jour du Forum économique de Davos, en Suisse, lors d'une conférence de presse au cours de laquelle M. Couillard était accompagné par son ministre de l'Économie, Jacques Daoust, ainsi que des représentants de Tata Steel.

Les deux parties ont également convenu de faciliter les activités de transit du minerai de fer à partir de la jonction Arnaud, que tente actuellement d'acquérir Investissement Québec, jusqu'au quai du port de Sept-Îles - une pierre angulaire du Plan Nord.

«Le frein au cours des dernières années était l'accès au port, a expliqué M. Couillard. Là on est en train de régler cette question.»

Concrètement, la question du chemin et de l'accès au port de Sept-Îles devrait permettre à Tata Steel d'utiliser les installations et infrastructures de la Compagnie minière IOC, ce qui s'avérera moins onéreux pour elle.

En conférence de presse, M. Couillard n'a pas manqué de rappeler que l'engagement de Tata Steel démontrait que des entreprises étaient toujours intéressées à investir en dépit de la dégringolade des cours du minerai de fer. En près de deux ans, le prix de la tonne a glissé d'environ 100 $ US à 40 $ US.

«C'est un défi, mais nous tentons de gérer nos coûts le mieux possible», a répondu le directeur général de Tata Steel pour l'Inde et l'Asie du Sud-Est, T.V. Narendran, lorsque questionné quant à savoir jusqu'à quel niveau le prix de la tonne pouvait glisser.

Le site DSO de la filiale de Tata Steel produit annuellement entre deux et trois tonnes de minerai. Si le projet se concrétise, la production pourrait atteindre jusqu'à six millions de tonnes par année.

Un projet électrique à long terme

Finalement, en fin de journée, Québec a annoncé la création d'une coentreprise afin de réaliser une étude technique et commerciale en vue de l'implantation possible d'une usine de composants pour véhicules électriques.

Le gouvernement provincial et Investissement Québec détiendront une participation de 31%, Exagon Motors, 33%, le constructeur automobile français Peugeot, 21%, et Hydro-Québec, 12%.

Au total, les investissements - qui comprennent une contribution financière remboursable de 2 millions $ de la part d'Ottawa - atteignent plus de 30 millions $.

D'ici 12 à 14 mois, on devrait savoir si les partenaires iront de l'avant ou non avec le développement de composants - notamment des moteurs - destinés aux véhicules électriques.

Questionnés, les représentants de Peugeot et Exagon n'ont toutefois pas indiqué à quel endroit pourrait se faire l'assemblage de ces véhicules si l'aventure se poursuit à long terme. Les réponses ont été similaires lorsqu'il a été demandé à quel endroit ces voitures seraient commercialisées.

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