Entente avec le front commun: optimisme prudent en Outaouais

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Ils avaient été des milliers d'employés du secteur public québécois à enfiler tuques et mitaines, il y a quelques jours, dans le cadre de la journée de grève nationale du front commun.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les représentants syndicaux de l'Outaouais ont réagi avec un optimisme somme toute prudent à l'annonce de l'entente de principe conclue jeudi après-midi entre le front commun et le gouvernement du Québec.

Les syndicats du front commun représentent 400 000 des 550 000 employés de l'État, dont plus de 12 000 en Outaouais.

«Comme tout le monde, j'ai hâte de voir le contenu (de l'entente), dit le président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Outaouais, Michel Quijada. Les négociations ont été laborieuses. J'imagine que les gens à la table de négos trouvent que [l'offre du gouvernement] est satisfaisante. Est-ce que ce sera suffisant? On verra.»

Le plus important, selon M. Quijada, est que le recours à une loi spéciale ait été évité.

L'entente sera maintenant soumise aux différentes fédérations dans les prochains jours. Les syndiqués seront ensuite appelés à se prononcer par un vote.

L'entente de principe ne touche toutefois pas la vaste majorité des professeurs de la région, car ils ne font pas partie du front commun.

C'est donc dire que quelque 5100 enseignants de l'Outaouais, représentés par la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), sont toujours à la recherche d'une entente négociée.

LE SEO PRUDENT

Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO), affilié à la FAE, Claude Tardif, n'a pas l'intention de précipiter quoi que ce soit à la table des négociations, malgré l'entente avec le front commun. Et il ne croit pas que le rapport de force vient de changer pour autant.

«Ma fédération fait sa propre négo. On ne se sent pas bousculés. Notre premier objectif, c'est d'avoir un règlement satisfaisant. Nous n'avons pas de date butoir. On va prendre le temps nécessaire pour négocier», commente-t-il.

Le président du SEO, Claude Tardif (à droite),... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 2.0

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Le président du SEO, Claude Tardif (à droite), avoue que l'entente avec le front commun, dont ne fait pas partie la FAE (son président Sylvain Mallette à gauche sur la photo) fait souffler un vent d'optimisme.

Patrick Woodbury, LeDroit

Dans la région, la FAE négocie au nom des enseignants des commissions scolaires des Draveurs, des Portages-de-l'Outaouais et au Coeur-des-Vallées. Elle représente plus de 30 000 syndiqués dans l'ensemble du Québec.

Les professeurs de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais sont les seuls à faire partie du front commun dans la région.

La FAE concentre actuellement ses efforts à la table sectorielle, là où sont négociées les conditions de travail. Le syndicat est revenu à cette table de négociation cette semaine, après l'avoir quittée le 3 novembre dernier.

L'entente avec le front commun jumelé à ce nouvel élan des négos à la table sectorielle donne espoir à M. Tardif qu'une entente globale sera éventuellement conclue.

«Nous sommes optimistes, déjà, à table sectorielle. L'entente avec le front commun laisse croire que le gouvernement est prêt à bouger.»

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