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Entente de principe pour 73 000 profs

Des membres de la CSQ et de l'APEQ... (ARCHIVES, La Presse)

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Des membres de la CSQ et de l'APEQ avaient manifesté devant les  bureaux du ministère de l'Éducation, en janvier dernier.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Une autre importante entente de principe a été conclue entre le gouvernement du Québec et deux associations représentant plus de 73000 enseignants du primaire et du secondaire.

Plus précisément, l'entente concerne 65000 enseignants syndiqués à la Fédération des syndicats de l'enseignement de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - dans les commissions scolaires francophones - et les 8000 syndiqués à l'Association provinciale des enseignants du Québec - dans les commissions scolaires anglophones.

Comme cette entente de principe a été conclue en cartel, lundi matin, les syndicats concernés n'ont pas voulu donner d'entrevue avant que celle-ci reçoive l'aval de leurs instances respectives. Celles-ci devaient en prendre connaissance en soirée et se prononcer à ce sujet.

Néanmoins, par voie de communiqué lundi, les deux organisations syndicales ont affirmé que ce «projet d'entente de principe» avait permis d'atteindre «les objectifs incontournables» qui avaient été mis de l'avant dans le cadre de la présente négociation.

Comme les autres ententes de principe conclues au cours des derniers jours, celle-ci a été conclue aux tables sectorielles, c'est-à-dire aux tables où sont négociées des questions touchant l'organisation du travail, la précarité d'emploi et la tâche, par exemple.

La CSQ représente les deux tiers des enseignants du préscolaire, primaire et secondaire, l'autre tiers étant représenté par la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), un regroupement indépendant de syndicats.

Les employés du soutien scolaire syndiqués à la CSQ avaient déjà conclu une entente de principe il y a plusieurs jours.

Vendredi dernier, en entrevue, la présidente de la CSQ, Louise Chabot, disait toujours espérer que le front commun intersyndical puisse conclure une entente globale en vue du renouvellement des conventions collectives avant la période des fêtes.

Quant à la Fédération autonome de l'enseignement, on indiquait lundi en fin d'après-midi qu'elle n'était toujours pas revenue à la table de négociation sectorielle. Elle l'avait quittée le 3 novembre dernier. Il y a bien eu des tentatives de rapprochement au cours des derniers jours, mais rien qui n'a débouché sur une véritable reprise du dialogue.

La FAE demande notamment que le gouvernement réinvestisse en éducation, plus particulièrement dans le soutien aux enseignants et aux élèves.

Le gouvernement du Québec a déjà annoncé un réinvestissement de 20 millions$ cette année et de 80 millions$ l'an prochain. Le ministre de l'Éducation, François Blais, avait affirmé que la somme de 80 millions$ permettrait l'embauche de 600 enseignants supplémentaires et de 200 professionnels chargés de venir en aide aux élèves en difficulté. La priorité serait accordée au préscolaire et au premier cycle du primaire pour les élèves provenant de milieux défavorisés.

De passage à Montréal lundi, le ministre Blais n'a pas voulu commenter l'entente de principe qui était intervenue avec la CSQ et l'APEQ, estimant qu'il s'agissait là d'un dossier trop sensible.

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