1500 syndiqués manifestent en Outaouais

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Ils ont été des milliers d'employés du secteur public québécois à enfiler tuques et mitaines, mercredi matin, dans le cadre de la journée de grève nationale du front commun

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les haut-parleurs qui propulsaient Libérez-nous des libéraux, mercredi avant-midi dans le stationnement du centre Robert-Guertin, ont réchauffé une foule de quelque 1500 syndiqués voulant crier haut et fort leur grogne à l'endroit du gouvernement Couillard.

Ils ont été des milliers d'employés du secteur public québécois à enfiler tuques et mitaines, mercredi matin, dans le cadre de la journée de grève nationale du front commun et de la première de trois journées de débrayage des enseignants affiliés à la Fédération autonome de l'enseignement.

Les deux degrés Celsius qu'indiquait le thermomètre en matinée n'ont pas semblé refroidir les ardeurs des manifestants, réunis devant leurs lieux de travail aux quatre coins de la région, pancartes et drapeaux à la main.

Vers 11h, des autobus bondés de manifestants sont arrivés au centre Robert-Guertin, lieu de rassemblement pour une grande marche qui s'est dirigée sous surveillance policière vers l'édifice Jos-Montferrand, en empruntant le boulevard des Allumettières.

«À la table centrale où on négocie les salaires et les fonds de pension, il n'y a aucune entente, a déploré le président régional de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Michel Quijada. [...] Il y a toujours de l'argent pour les médecins, il y a de l'argent pour Bombardier, il y a de l'argent pour tout le monde, sauf pour les gens qui travaillent pour la fonction publique. Mais si on veut être capable de donner des services, il faut mettre de l'argent.»

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Ils étaient une trentaine, mercredi matin, à faire du piquetage devant l'école primaire de l'Amérique-Française, dans le secteur Aylmer.

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Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, qui ne sont pas liés au front commun, entamaient la première de trois journées consécutives de grève. Les écoles, services de garde et centres des commissions scolaires des Draveurs, des Portages-de-l'Outaouais et au Coeur-des-Vallées sont ainsi fermés pour le reste de la semaine.

Dans le secteur Aylmer, ils étaient une trentaine, vers 8h30, à faire du piquetage devant l'école primaire de l'Amérique-Française. «On espère que notre message va être entendu, parce que ça fait quand même huit mois qu'on est là et qu'on essaye de défendre nos conditions de travail et de protéger les conditions d'apprentissage des élèves, [...] et c'est pour ça qu'on a voté très, très fort ici en Outaouais pour les trois jours de grève qui sont actuellement en vigueur», a mentionné la déléguée syndicale des enseignants de l'établissement, Raphaëlle Cardinal-Soucy.

Cette dernière soutient que les conditions de travail des professionnels oeuvrant dans le milieu scolaire sont loin d'être optimales. «En ce moment, par exemple, on a une seule technicienne en éducation spécialisée ici, et elle n'arrive pas à fournir pour répondre aux besoins des 680 élèves», déplore Mme Cardinal-Soucy.

Chez le personnel de soutien, Jean-Marc Poisson, éducateur au service de garde, affirme que l'essoufflement se fait sentir chez beaucoup de ses collègues. «En plus de faire l'emploi que j'occupe, j'aide mes collègues à faire les autres emplois, parce qu'il n'y a pas assez de monde, dit-il. [...] On se tient les coudes serrés, mais nous sommes épuisés. Le côté salarial, c'est important, mais il faut aussi pouvoir travailler sans s'épuiser, parce qu'il y a bien du monde qui tombe au combat.»

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