Couillard promet un statut particulier en éducation

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Le premier ministre du Québec, Phillippe Couillard, en compagnie des députés de la région, Maryse Gaudreault, André Fortin, Alexandre Iracà, Marc Carrière et Stéphanie Vallée

Martin Roy, Archives LeDroit

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De passage à Ottawa, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a donné suite à la demande de rencontre du front commun de l'Outaouais, vendredi après-midi. Il en a profité pour promettre un statut particulier pour l'Outaouais en éducation.

Depuis décembre, le front commun - composé de représentants du milieu de l'éducation, des affaires, du tourisme, de la santé et d'élus locaux - attendait de faire valoir leurs arguments pour le développement de la région directement auprès de M. Couillard.

Comme il assistait à la conférence Canada 2020 sur le réchauffement climatique, Philippe Couillard a décidé de traverser la rivière des Outaouais en après-midi et d'inviter le front commun à une rencontre qui aura duré près d'une heure, à l'aéroport de Gatineau.

«Plutôt que de leur dire venez me voir, venez m'en parler à Québec, je préférais venir ici avec mes collègues pour leur en parler», a indiqué le premier ministre.

L'avis a été envoyé aux membres du front commun seulement quelques heures avant la tenue de la rencontre. Le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Antoine Normand, a dû devancer le retour d'un voyage d'affaires en France pour assister à cette rencontre.

Le front commun n'était toutefois pas fâché d'avoir attendu aussi longtemps avant de rencontrer Philippe Couillard, surtout en considérant ce qu'il avait à dire à l'issue de la réunion.

Autre statut particulier

«De la même façon que je me suis battu pour l'Outaouais pour avoir un statut particulier en santé, il va y avoir un statut particulier pour l'éducation en Outaouais», a affirmé M. Couillard devant les journalistes.

Le statut particulier passera par le rattrapage régional au niveau de l'offre de programmes collégiaux et universitaires, ainsi que par la mise sur pied de la faculté satellite de médecine de l'Université McGill. Ce dernier projet serait bien avancé, selon l e premier ministre.

Aucun échéancier n'est avancé pour la mise en place du statut particulier, mais le front commun se fait rassurant.

«Il y a eu une entente tacite entre nous qu'il va falloir un plan avec des échéanciers», a soutenu le président de l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais, Frédéric Poulin.

«Dans des réunions comme ça, il y a des indices. Quand le premier ministre est aussi affirmatif, ça paraît qu'il en a parlé, que c'est une discussion qui n'est pas nouvelle», insiste le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

M. Poulin soutient également que Philippe Couillard a promis que des fonctionnaires du ministère de l'Éducation seraient bientôt de passage en Outaouais afin d'être sensibilisés à la réalité régionale, une initiative importante, selon lui.

«Pour nous, c'est un pas de plus et une nouvelle approche. Parce que, souvent, les réalités régionales ne se trouvent pas dans les réponses lorsqu'on demande un programme. On nous répond que le programme est disponible ailleurs au Québec», explique Frédéric Poulin.

Par ailleurs, la présidente de la défunte Conférence régionale des élus, Paulette Lalande, et la présidente de Tourisme Outaouais, Manuela Teixeira, ont indiqué avoir été rassurées des réponses de M. Couillard sur les questions qui touchent la ruralité et le tourisme.

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