Après l'anxiété, une lueur d'espoir

Le couple formé d'Hughes Leclair et de Janie... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Le couple formé d'Hughes Leclair et de Janie Bertrand, accompagné ici de leur fils Logan, se dit heureux du dénouement des dernières heures, mais préfère attendre un peu avant de crier victoire.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Avoir su, Janie Bertrand serait allée à la pharmacie plus tôt. Croyant qu'avec son ordonnance en main avant l'adoption du projet de loi 20, elle allait pouvoir bénéficier de la gratuité pour ses traitements de procréation assistée, elle ne s'est pas pressée.

La Gatinoise et son conjoint craignaient jusqu'à jeudi soir qu'ils devraient eux-mêmes assumer la facture d'«au moins 10 000 $» pour espérer donner un frère ou une soeur à leur petit Logan.

Le flou entourant l'application du projet de loi 20, qui met fin à la couverture des frais encourus pour les procédures de fécondation in vitro, semait l'inquiétude et l'angoisse chez les couples infertiles du Québec depuis la semaine dernière.

Les couples qui avaient amorcé certaines démarches, sans toutefois les avoir terminées avant que le projet de loi ne soit sanctionné le 10 novembre, se trouvaient dans l'incertitude totale jusqu'à ce que le ministre de la Santé Gaétan Barrette annonce en fin d'après-midi, jeudi, que les patientes faisant la démonstration que leur démarche avait été entreprise avant le 10 novembre seraient remboursées.

Janie Bertrand s'est dite heureuse que le sujet ait fait l'objet d'un débat à l'Assemblée nationale et que le ministre ait corrigé le tir, mais ne voulait pas s'emballer trop rapidement lorsque jointe en soirée jeudi par LeDroit.

«C'est certain que c'est un soupir de soulagement, mais tant que je n'aurai pas la confirmation de ma clinique et que je ne serai pas certaine que c'est réglé à 100%, je ne veux pas crier victoire. On est confiant, mais disons que c'est difficile à croire avec la semaine de montagnes russes qu'on vient de vivre», a confié la maman.

Ordonnance et ambiguïtés

En septembre, le couple de Gatineau fêtait le deuxième anniversaire de naissance de son fils Logan, conçu grâce à la fécondation in vitro. Ils étaient maintenant prêts à se relancer dans l'aventure. Le 3 novembre, Janie a reçu une ordonnance médicale pour obtenir les médicaments nécessaires à un nouveau traitement de procréation assistée. Elle la gardait en attendant que la clinique de fertilité lui confirme qu'elle pouvait le prendre, en fonction de son cycle.

Au lendemain de la sanction du projet de loi 20, le 10 novembre, elle s'est rendue à la pharmacie. Le même jour, elle dit avoir parlé à un employé du cabinet du ministre de la Santé lui indiquant qu'en vertu de la date de son ordonnance, elle aurait droit à la gratuité des procédures. Peu de temps après, la clinique de fertilité l'appelait pour lui indiquer le contraire.

Le couple compte sur la gratuité des démarches puisqu'il n'aura pas droit au crédit d'impôt dorénavant prévu pour les traitements de fécondation in vitro en raison du fait qu'il a déjà un enfant.

Le député de Chapleau, Marc Carrière, a assuré au Droit avoir parlé personnellement avec le ministre Barrette sur la question. Il soutient que le cas des Bertrand-Leclair rencontrait les critères de remboursement.

«On va s'assurer que leur cas soit inclus et puisque leurs démarches ont été faites auprès des médecins dans les dates, ils devraient être remboursés», a-t-il dit.

Au cabinet du ministre de la Santé, on a indiqué qu'une interprétation erronée de la loi par plusieurs pharmacies et cliniques était à l'origine du flou de la dernière semaine.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer