Couillard met la CAQ et le PQ en garde contre le risque d'attiser l'intolérance

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Dans un discours de clôture aux militants, M. Couillard a parlé des suggestions de ses adversaires en matière d'intégration des immigrants.

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Avec des politiques «faciles», les péquistes et des caquistes peuvent souffler «involontairement» sur les braises de l'intolérance envers les étrangers qui viennent s'établir au Québec, a déclaré dimanche le premier ministre Philippe Couillard.

En concluant un conseil général de son parti à Québec, M. Couillard n'a pas voulu aller jusqu'à dire que le Parti québécois et la Coalition avenir Québec se nourrissent de l'intolérance. «Ce serait très dur d'aller dans cette direction et je ne voudrais pas entrer là, a-t-il dit en conférence de presse. Cependant, parfois, et je suppose même involontairement, en adoptant certaines politiques qui semblent faciles, qui semblent répondre à ce qu'on croit être le souhait de la population, on pose des gestes qui attisent les braises de ces démons qu'on a chez-nous, comme partout ailleurs. Nous ne sommes pas différents des autres sociétés.»

M. Couillard a fait référence à une proposition du député péquiste Jean-François Lisée, qui a évoqué la possibilité d'un délai avant d'accorder le droit de vote aux nouveaux citoyens canadiens.

Le premier ministre a aussi parlé du projet de la CAQ d'évaluer au bout de trois ans les connaissances des immigrants en français ainsi que leur employabilité.

En s'adressant ensuite aux journalistes ensuite, M. Couillard a rappelé le projet de charte de la laïcité péquiste pour faire un bilan négatif de la CAQ et du PQ en matière d'intégration. Tout au long de la fin de semaine du conseil général, en marge duquel la question des attentats parisiens et de leur impact sur l'accueil de réfugiés syriens ont dominé, M. Couillard a répété l'importance d'envoyer un message d'ouverture aux migrants qui fuient la même terreur qui a frappé la capitale française vendredi.

Vallée inquiète

Tout comme la ministre de la Justice Stéphanie Vallée, M. Couillard a constaté que l'accueil prévu de 5 700 réfugiés d'ici la fin de l'année au Québec a suscité des manifestations d'intolérance ces dernières semaines.

Selon le premier ministre, il faut «mieux intégrer les nouveaux arrivants dans leur citoyenneté partagée avec nous».

«Je dis partagée, partagée, égale au premier jour, avec le droit de vote dès le premier jour, messieurs et mesdames du PQ, a-t-il dit. Pas un an plus tard. Dès le premier jour où la citoyenneté est acquise, le droit de vote est acquis.»

Au sujet des propositions avancées par le chef caquiste François Legault, M. Couillard a défendu une «citoyenneté qui n'a pas besoin d'un autre examen, messieurs et mesdames de la CAQ».

«Surtout pas trois ans après l'arrivée des familles au Québec, a-t-il dit. Parce que le grand examen, pour eux, pour elles, il est déjà fait, c'est l'examen de quitter son pays, de laisser tout derrière soi et d'aller à l'aventure vers une autre société qui nous accueille.»

La ministre de la Justice Stéphanie Vallée s'est inquiétée, dimanche, de l'intolérance manifestée récemment envers l'arrivée prévue de migrants syriens au Québec.

Une pétition circule actuellement sur Internet pour s'opposer au projet du gouvernement fédéral d'accueillir 25 000 réfugiés fuyant la Syrie.

Questionnée à ce sujet, Mme Vallée a fait référence à l'intolérance exprimée par une bannière installée à Québec cette semaine sur un viaduc autoroutier pour s'opposer au projet d'Ottawa, qui confierait au Québec l'accueil de 5 700 réfugiés.

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