Élections partielles: l'équilibre des forces reste inchangé

Dominique Anglade succède à l'ancienne députée et ministre Marguerite... (André Pichette, La Presse)

Agrandir

Dominique Anglade succède à l'ancienne députée et ministre Marguerite Blais, élue depuis 2007, qui avait remporté son siège avec plus de 52% des voix en 2014.

André Pichette, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Montréal

Sans surprise, le Parti libéral (PLQ) et le Parti québécois (PQ) ont pu conserver leurs sièges respectifs lors des quatre élections partielles qui ont eu lieu lundi soir, mais la course s'est avérée plus serrée que prévu dans Saint-Henri-Sainte-Anne.

Dans la circonscription montréalaise de Saint-Henri-Sainte-Anne, la candidate libérale Dominique Anglade a finalement réussi à distancer sa plus proche rivale, la péquiste Gabrielle Lemieux. Pendant le décompte, Mme Anglade, une femme d'affaires qui a déjà été présidente de la Coalition avenir Québec (CAQ), avait du mal à se détacher considérablement de ses adversaires. Elle l'a finalement emporté en obtenant 38,64% des suffrages. Sa majorité est de 1206 voix.

La candidate de Québec solidaire, Marie-Ève Rancourt, s'est taillée une place confortable au troisième rang, dépassant le candidat de la CAQ, Louis-Philippe Boulanger.

Le premier ministre Philippe Couillard, qui était à Montréal avec sa candidate et une poignée d'autres ministres de la région, a souligné l'élection d'une «femme forte de son expérience et forte dans son implication». Il s'est également réjoui que son parti ait mené une «campagne positive» dans toutes les régions et que ses candidats «aient pris des engagements concrets».

Mme Anglade succède à l'ancienne députée et ministre Marguerite Blais, élue depuis 2007, qui avait remporté son siège avec plus de 52% des voix en 2014. Elle a quitté son poste récemment parce qu'elle disait avoir «besoin de défis». La circonscription élit des députés libéraux depuis 1994.

Dans Beauce-Sud, l'homme d'affaires et organisateur libéral Paul Busque a rapidement distancé ses adversaires. Sa victoire n'a jamais été mise en doute. Le nouvel élu a obtenu 55,9% des voix et une majorité de 5419 votes. Le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ), Tom Redmond, un autre homme d'affaires de la région et conseiller municipal de Saint-Georges a dû se contenter de la deuxième place à 29,85%. Le candidat péquiste Renaud Fortier a terminé en troisième place à moins de 7% du vote.

Le chef de la CAQ François Legault, qui entretenait l'espoir d'une percée en Beauce, a reconnu que son parti avait eu de la «difficulté à faire sortir le vote».

«C'est le cynisme qui a gagné ce soir», a-t-il lancé, faisant référence aux libéraux qui ont déclenché les élections partielles en pleine campagne électorale fédérale.

Le siège de Beauce-Sud avait été laissé vacant par l'ancien député Robert Dutil, qui est retourné travailler dans le secteur privé. À la dernière élection générale, en 2014, M. Dutil avait été élu avec une majorité de plus de 50% des voix.

Cette circonscription choisit des députés libéraux depuis 1981, sauf entre 2007 et 2008, alors qu'elle avait été emportée par la vague de l'Action démocratique du Québec (ADQ).

Dans René-Lévesque, circonscription située dans la région de la Côte-Nord, le candidat péquiste Martin Ouellet aura eu raison de la candidate libérale et conseillère municipale de Baie-Comeau, Karine Otis, qui a tout de même récolté près de 39% du vote populaire. M. Ouellet, qui est directeur général de la Société d'aide au développement de la collectivité (SADC) de Manicouagan, a ainsi conservé ce château-fort péquiste, frôlant le cap des 50% des voix.

Le vote de la CAQ dans cette circonscription s'est complètement effondré: moins de 6% des électeurs ont donné leur appui au parti alors qu'ils étaient plus de 15% en 2014.

Aux côtés de son candidat dans cette circonscription, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a déclaré lundi soir que le PQ avait «réalisé une très bonne performance» pour les élections partielles, saluant le «dynamisme» de son nouveau député.

Le député péquiste sortant, Marjolain Dufour, qui a annoncé sa démission pour des raisons de santé, avait été élu sans interruption depuis 2003, recevant des majorités de plus de 50% du vote depuis 2007.

Dans la circonscription de Fabre, à Laval, l'ancienne présidente du Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec et candidate libérale Monique Sauvé a conservé la circonscription dans le giron de son parti. Elle a récolté 43,87% des voix, devançant le jeune péquiste Jibril Akaaboune Le-François par 1675 votes. Fabre avait été laissée vacante par l'ancien député Gilles Ouimet qui souhaitait passer plus de temps avec sa famille. M. Ouimet avait été élu avec plus de 55% des voix en 2014.

La circonscription est dans le giron libéral depuis 2003 alors qu'elle était représentée par l'ancienne ministre libérale Michelle Courchesne. Elle avait été détenue quelques années par le PQ dans les années 1980 et 1990.

Taux de participation

Comme c'est souvent le cas lors des élections partielles, les taux de participation ont été significativement plus bas que lors des dernières élections générales. Dans Beauce-Sud et René-Lévesque, les taux préliminaires s'élevaient respectivement à 43,21% et 39,62%.

En revanche, dans Fabre et Saint-Henri-Sainte-Anne, seulement 22,97% et 23,89% des électeurs se sont déplacés.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer