La CAQ forcée à se prononcer sur la souveraineté

Selon François Legault, l'arrivée de M. Péladeau au... (Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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Selon François Legault, l'arrivée de M. Péladeau au PQ fait peur à certaines personnes et leur réflexe est de se réfugier au PLQ.

Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
QUÉBEC

La peur suscitée par l'arrivée de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois ne laisse pas d'autre choix à la CAQ que de présenter sa propre position constitutionnelle, a laissé entendre François Legault, mercredi matin.

Le chef caquiste doit présenter plus tard mercredi la position de son parti sur la question nationale, au terme du caucus présessionnel de ses députés dans un hôtel de Scott, en Beauce.

En point de presse, il a affirmé que le flou entretenu par son parti ces dernières années était «intentionnel», afin de mettre l'accent sur d'autres priorités.

Cependant, le débat constitutionnel est maintenant presque à tous les jours dans les médias, depuis l'élection du chef péquiste Pierre Karl Péladeau, a souligné M. Legault, et son parti n'a plus le choix, même si, selon lui, les Québécois «souhaitent qu'on parle d'autre chose».

Actuellement, PKP et son projet d'indépendance font peur à certains électeurs et les libéraux essaient d'en tirer profit, a conclu le chef caquiste.

«L'arrivée de PKP fait peur à certaines personnes, à Québec en particulier, et il y a un réflexe de s'associer à une position connue, le fédéralisme du Parti libéral, qui vient clairement s'opposer à ce que propose Pierre Karl Péladeau. On ne peut nier ça, il y a une polarisation.»

M. Legault reproche aux libéraux d'avoir tiré parti du silence des caquistes sur la question nationale pour les associer aux péquistes, le chef de la CAQ étant lui-même un ancien ministre du Parti québécois.

Cette association a déjà fait mal à la CAQ, selon M. Legault. Il a cité l'exemple de l'élection complémentaire dans Chauveau, à Québec, en juin, quand son parti a perdu cette circonscription dans une défaite cuisante aux mains du Parti libéral.

«Je veux qu'on ait une position mieux définie, pour que M. Couillard ne puisse pas faire comme dans Chauveau, se promener et dire M. Legault n'a pas de position, dire que les caquistes sont sur la clôture, dire qu'ils vont peut-être s'associer à Pierre Karl Péladeau.»

Sans donner les grandes lignes de sa position, M. Legault a indiqué qu'il veut «un Québec fort à l'intérieur du Canada», mais il refuse l'étiquette de fédéraliste, qui équivaut selon lui au statu quo.

Tous ses députés interpellés au cours de points de presse en matinée ont refusé de se dire ouvertement fédéralistes.

«Nous sommes une coalition de nationalistes qui veut un Québec fort à l'intérieur du Canada, a déclaré la députée de Montarville, Nathalie Roy. On veut un Québec fort à l'intérieur du Canada et vous pouvez me poser la question 36 000 fois, c'est ce que je vous dis.»

François Legault a affirmé qu'il est important de définir ce que veut dire être nationaliste. La position autonomiste défendue par la défunte ADQ, fusionnée à la CAQ, ressemble aussi au nationalisme, a-t-il poursuivi.

Il a même évoqué le rapport Allaire, un document de revendications ambitieux émis par le PLQ au début des années 1990 et qui a mené à la fondation de l'ADQ par Mario Dumont.

La Coalition avenir Québec a déjà présenté certaines revendications à la pièce, par exemple le rapatriement des pouvoirs en matière de l'immigration, mais cette fois, le parti veut proposer une position plus complète.

Le chef caquiste a indiqué qu'une démarche de consultation sera entreprise par le député Benoit Charette, et que des experts sont déjà consultés actuellement.

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