Adieu à une femme intègre

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La salle Jean-Despréz a été le théâtre d'une cérémonie touchante, mais au ton léger. Sur la photo on peut voir Lorraine Déry discuter avec Bernard Landry, sa fille Pascale, conjointe du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

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Famille, proches, amis et de nombreux représentants de la classe politique sont venus rendre un dernier hommage à Jocelyne Ouellette (née Villeneuve), hier, à la Maison du citoyen de Gatineau.

La salle Jean-Despréz a été le théâtre d'une cérémonie touchante, mais au ton léger. Les gens rassemblés souhaitaient visiblement rendre hommage aux accomplissements de la défunte, plutôt que de pleurer son départ.

La cérémonie s'est d'ailleurs conclue par une version modifiée de Gens du pays. L'ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry, a d'ailleurs pris le micro pour entonner le premier couplet de cette chanson et l'ajouter au refrain bien connu. Des «paroles qu'aurait aimées Jocelyne», affirme M. Landry.

En plus de M. Landry, la Maison du citoyen a accueilli le porte-parole de l'Outaouais au Parti québécois, Stéphane Bergeron, la députée de Hull, Maryse Gaudreault, l'ex-ministre du gouvernement Lévesque, Pierre Marois, la députée sortante d'Hull-Aylmer, Nycole Turmel, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin et l'ex-député bloquiste de Gatineau, Richard Nadeau.

C'est la grande amie de Jocelyne Ouellette, l'avocate et auteure Laurette Laurin, qui a joué le rôle de maître de cérémonie. Elle a pavé la voie avec un témoignage vibrant où elle a vanté l'intégrité, le franc-parler et le respect des institutions de la défunte, des qualités qui lui ont été attribuées par la majorité des gens qui ont pris la parole, hier.

«Elle m'a appris de ne jamais avoir peur de mes opinions - et comment les faire valoir, parce que pour gagner un argument avec Jocelyne Ouellette, il fallait se lever de bonne heure», a lancé son petit-fils Simon.

M. Marois, de son côté, a rendu hommage à l'honnêteté de sa bonne amie. Il se souvient être venu la voir peu avant l'élection de 1976 pour la convaincre de se présenter pour le PQ de René Lévesque, elle qui hésitait malgré un appui unanime des militants du comté de Hull.

«Tu te demandais à quel point il était possible de vivre en politique sans tricher», a raconté l'ex-ministre du Développement social.

Pierre Marois a également indiqué que René Lévesque éprouvait lui aussi une grande admiration pour Mme Ouellette. C'est pour cette raison qu'il lui a confié le mandat de mettre un frein à la corruption dans les appels d'offres au Québec. «Quand tu as déposé ton mémoire, il a accepté toutes tes recommandations, sauf une: abolir ton poste de ministre, il n'en était pas question! Mais il admirait le geste.»

Bernard Landry, quant à lui, a résumé la défunte en un mot: humanisme. Selon lui, Jocelyne Ouellette rappelait constamment ses collègues à l'oeuvre afin qu'ils améliorent la vie du «vrai monde». «Le philosophe grec Homère disait: «Rien n'est plus doux que l'amour de la patrie.» Jocelyne l'a compris et a servi sa patrie toute sa vie.»

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