On peut se moquer des religions, assure Couillard

Les libéraux de Philippe Couillard sont en Beauce... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Les libéraux de Philippe Couillard sont en Beauce pour préparer la prochaine session parlementaire.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
SAINT-GEORGES-DE-BEAUCE

«Mais bien sûr qu'on peut se moquer d'une religion», a déclaré, vendredi, le premier ministre Philippe Couillard.

Il répliquait ainsi à un imam de Montréal qui veut faire interdire le blasphème dans un projet de loi sur les discours haineux proposé par le gouvernement.

L'imam Salam Elmenyawi de Montréal est intervenu à la commission parlementaire sur le projet de loi 59, la semaine dernière, pour demander qu'on interdise à quelqu'un de se moquer de la religion.

«Vous pouvez m'insulter, moi, mais n'insultez pas ma religion!», a lancé le leader musulman aux élus réunis dans le Salon rouge de l'Assemblée nationale.

En point de presse vendredi matin avant de se rendre au caucus de son parti, dans un hôtel de Saint-Georges, le premier ministre a affirmé que l'imam allait trop loin.

«J'ai déjà dit que la liberté d'expression comprend le droit de dire des niaiseries, qu'on doit par la suite critiquer et dénoncer. a dit M. Couillard. Mais où est la ligne, il n'y a pas de liberté dans la société sans ligne. Mais est-ce que l'appel à la violence doit être toléré? C'est la question qu'on pose.»

M. Couillard s'est défendu de vouloir réprimer la liberté d'expression avec ce projet de loi. «Le but qu'on vise, ce n'est certainement pas de réduire la liberté d'expression au Québec.»

Il ne voit pas la nécessité de «récrire» le projet de loi pour éviter de porter atteinte à la liberté d'expression, mais a indiqué que la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée - qui pilote ce projet de loi -, est à l'écoute «pour arriver à nos objectifs».

Avec le projet de loi 59, Québec veut s'attaquer aux discours haineux ou incitant à la violence, mais veut aussi prévenir les crimes dits d'honneur et les mariages forcés de jeunes filles âgées de 16 ou 17 ans.

Le projet de loi consent également davantage de pouvoir d'enquête à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), lorsqu'elle jugera qu'un groupe ou une communauté peut faire l'objet d'un discours haineux.

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