Ministère des Affaires francophones : «On aura attendu longtemps»

le père de la Loi sur les services... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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le père de la Loi sur les services en français en Ontario, Bernard Grandmaître

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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« Il était grandement temps », s'exclame sans détour le père de la Loi sur les services en français en Ontario, Bernard Grandmaître, 24 heures après que le gouvernement Wynne ait annoncé la création d'un ministère à part entière des Affaires francophones.

« On aura attendu longtemps, plus de 30 ans. Je suis fier de voir qu'on a compris qu'un ministère, c'est ce que ça nous prenait. J'avais moi-même déjà fait cette demande au premier ministre de l'époque (en 1986), David Peterson, mais il m'avait répondu qu'on devait d'abord commencer par une loi, plutôt que d'ajouter des services, parce que des services, on peut les avoir une journée et voir un autre gouvernement nous les retirer le lendemain », lance l'ancien ministre de 84 ans. 

Celui qui était à la tête de l'Office des Affaires francophones de 1985 à 1989 estime malgré tout qu'au cours des trois dernières décennies, beaucoup de chemin a été parcouru avec entre autres la désignation officielle de bon nombre de municipalités sur le territoire et la création des conseils scolaires francophones.

L'ex-politicien est d'avis que Marie-France Lalonde est assurément la bonne personne pour tenir les rênes de ce nouveau ministère. 

« Depuis mon époque, elle est la première Franco-Ontarienne à s'occuper des Affaires francophones. Avant, il n'y a eu que des Québécois ou encore des anglophones francophiles. Oui, ça peut paraître comme un petit détail, mais il est très important pour moi », dit-il. 

M. Grandmaître, qui soutient n'avoir jamais rencontré Kathleen Wynne, croit que malgré cette bonne nouvelle, la première ministre pourrait avoir un bilan plus reluisant au chapitre de la francophonie.

« Elle aurait pu faire un effort plus accentué pour le statut bilingue de la Ville d'Ottawa, par exemple. Elle dit toujours que c'est la responsabilité des municipalités, mais elle aurait pu travailler davantage avec le maire Watson pour changer les choses », lance-t-il, ajoutant qu'il ne veut cependant pas jouer à la belle-mère en matière de politique. 

Nul doute que la cause de la francophonie pourrait être l'un des enjeux importants lors de la prochaine élection provinciale, selon l'ancien maire de l'ex-ville de Vanier, qui ne cache pas que l'annonce de lundi pourrait bien en être une à saveur électoraliste.

« On peut penser ce que l'on veut, sauf que l'on fait toujours de bonnes choses avant les élections », laisse-t-il tomber.




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