Cliniques d'avortement: l'Ontario présentera un projet de loi

Le procureur général de l'Ontario, Yasir Naqvi, a... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

Agrandir

Le procureur général de l'Ontario, Yasir Naqvi, a entendu l'appel du maire d'Ottawa, Jim Watson, et réfléchit à une façon de créer des zones d'accès sécuritaires autour des cliniques d'avortement.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le procureur général de l'Ontario Yasir Naqvi a annoncé lundi matin que la province compte emboîter le pas à la Colombie-Britannique et à Terre-Neuve-et-Labrador en présentant l'automne prochain un projet de loi qui créerait des zones d'accès sécuritaires pour les femmes et les professionnels de la santé à proximité des cliniques d'avortement.

Le député d'Ottawa-Centre a procédé à cette annonce en compagnie du maire d'Ottawa Jim Watson, qui l'avait interpellé à ce sujet en lui acheminant une lettre la semaine dernière. Il souhaitait que ce scénario soit sérieusement étudié à l'échelle de la province après que de nombreuses femmes se soient plaintes d'être abordées par des manifestants à leur arrivée ou à leur sortie de la clinique Morgentaler, au centre-ville de la capitale fédérale.

« Toutes les femmes de l'Ontario ont le droit de prendre des décisions au sujet de leurs soins de santé - et elles méritent de pouvoir le faire librement et sans crainte. C'est pourquoi notre gouvernement agit en vue de présenter un projet de loi qui assurera aux femmes et à leurs fournisseurs de soins de santé un accès sécuritaire et protégé à des centres de soins de santé pour femmes », a déclaré le ministre Naqvi.

La directrice du Centre de Planning des naissances d'Ottawa, Catherine Macnab, se réjouit de cette nouvelle, soulignant que depuis de nombreuses années les gens qui se rendent dans ces centres de santé « font l'objet d'actes d'hostilité et d'agression d'une intensité croissante. »

Des consultations seront menées par le gouvernement au cours des prochains mois auprès des groupes de défense des intérêts ainsi que des secteurs des soins de santé et de la justice en vue de l'élaboration du contenu du projet de loi.

Un juge interdit les manifestations antiavortement devant l'hôpital de Bathurst

Un tribunal du Nouveau-Brunswick a interdit à un groupe antiavortement de manifester sur les terrains de l'Hôpital régional Chaleur, à Bathurst, dans le nord-est.

Le juge Réginald Léger, de la Cour du banc de la reine, a émis une injonction permanente plus tôt ce mois-ci, en invoquant des questions de sécurité.

Le Réseau de santé Vitalité, qui exploite l'hôpital, avait demandé cette injonction contre un groupe opposé à l'avortement qui manifestait tout juste devant l'établissement, bloquant la circulation dans le secteur. Une ambulance avait même été stoppée dans sa course vers les urgences en 2012.

Un des défendeurs dans cette cause a plaidé devant le tribunal qu'il avait le droit de manifester sur un terrain public en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.

Ron Jessulat, du groupe «40 Days for Life», a soutenu que les manifestants, surtout des personnes âgées, sont tout à fait paisibles - ils prient et marchent en silence devant l'hôpital.

Le juge Léger a cependant conclu que les manifestants mettaient en péril la sécurité des patients et des employés. Le magistrat a par ailleurs rappelé que le groupe peut très bien continuer à se prévaloir de son droit à la liberté d'expression ailleurs que sur le terrain de l'hôpital.

La Presse canadienne




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer