L'université franco dans le collimateur des libéraux

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La ministre Marie France Lalonde estime qu'il est trop tôt pour annoncer des fonds dans le projet d'une université francophone.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Près de 40 délégations ottaviennes ont répondu à l'appel du ministre des Finances de l'Ontario, Charles Sousa, en soumettant des propositions en vue de la préparation du budget 2017. Des demandes concernant l'université de langue française et la santé ont entre autres été soulevées au cours de la consultation.

« Nous sommes heureux que votre gouvernement prenne les premiers pas vers la création de cette institution (l'université de langue française), mais nous souhaitons qu'au-delà des études vous mettiez un investissement significatif afin que nous puissions gérer une institution à la hauteur des aspirations de notre communauté », a souligné Camille Sigouin, étudiante au collège La Cité et membre du Regroupement étudiant franco-ontarien.

L'université de langue française est demandée depuis plusieurs années par la communauté franco-ontarienne. La province a annoncé la création d'un conseil de planification en septembre dernier qui a pour mission de développer l'espace postsecondaire en français dans le centre-sud-ouest de l'Ontario.

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, qui était présente à la consultation prébudgétaire, soutient qu'il est encore trop tôt pour annoncer des fonds dans ce projet.

« Le conseil de planification aide à développer un plan complet et en même temps l'étude de faisabilité est en train de se faire, rappelle-t-elle. Il est peut-être trop tôt pour sécuriser des fonds. Le gouvernement s'est engagé dans ce dossier et on veut quelque chose de créatif et d'innovateur qui va avoir une pérennité. Je ne sais pas si on peut déjà quantifier le montant nécessaire à la réalisation du projet. [...] C'est juste une question de temps et de s'assurer qu'on a un plan durable. »

Parmi les autres demandes soulevées, des représentants des associations d'aînés ont fait valoir l'importance d'accorder du financement à cette partie de la population afin d'assurer leur sécurité et leur santé. 

De plus, la question du transport en commun abordable a abouti devant les députés de la région et le ministre des Finances. 

« Le budget 2017 doit permettre de rendre le transport en commun plus abordable pour les personnes à faible revenu, soutient Trevor haché, cofondateur de la coalition du transport à Ottawa. [...] Le transport en commun coûte cher à plusieurs personnes. Même si la Ville a créée la nouvelle EquiPass à 57 $ par mois, mais c'est encore beaucoup de sous. La province devrait investir pour baisser le tarif et aider la Ville dans cette mesure. »

D'autres consultations sont prévues à travers la province d'ici le dépôt du budget qui doit avoir lieu soit en février ou en mars.

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